Madar/Nouakchott/13-11-2024
Le Comité national pour l’éducation, la culture et la science a organisé ce mardi à Nouakchott un colloque consultatif sur l’autonomisation culturelle des jeunes comme outil efficace pour la Renaissance du développement. Cette rencontre de deux jours est sous la supervision du Ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement dans l’objectif de renforcer l’autonomisation culturelle des jeunes en Mauritanie. Mais aussi leur permettre d’utiliser la technologie moderne pour renforcer leur participation aux politiques culturelles et de développement, encourager la recherche universitaire et l’innovation. Et ce, dans les domaines culturels, développer le leadership et les capacités médiatiques de ce groupe, segment important de la société, et les rendre capables de contribuer à la préservation de l’identité nationale dans un environnement mondial en évolution.
C’est dans ce cadre, le Ministre a expliqué, que ce symposium cherche à incarner la vision du Président de la République, une vision qui aspire à construire une société qui élève les valeurs humaines et renforce l’esprit de fraternité et de solidarité entre les différents groupes de la société. Ajoutant que cette vision exige la conjugaison de tous les efforts pour développer le secteur culturel et motiver les jeunes à jouer un rôle central dans la construction d’un avenir meilleur. Mais aussi garantit la réalisation de la spécificité culturelle à travers les jeunes générations assumant leurs responsabilités et leur donnant les moyens nécessaires et les mécanismes pour arriver à cet objectif. Il a noté que des plans architecturaux pour les maisons culturelles et les villages culturels et patrimoniaux seront élaborés dans un proche avenir, en plus de la création de musées régionaux et d’espaces culturels, à travers lesquels la participation des jeunes aux festivals et événements culturels sera élargie. En guise de conclusion, il a affirmé qu’ils comptent sur les résultats des travaux et des recommandations du symposium pour repenser le développement de politiques culturelles transparentes qui répondent aux besoins de la société et valorisent le rôle de la jeunesse et pour construire des partenariats efficaces entre les jeunes et divers secteurs gouvernementaux.
Remerciant la Commission nationale de l’éducation, de la culture et des sciences pour l’organisation de ce colloque qui aborde le rôle de la jeunesse au service du patrimoine et de la diffusion de la culture, le secrétaire général du ministère de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et de l’Action civique, a expliqué que la jeunesse occupe le devant de la scène du programme de l’état, indiquant que dans le cadre de cette approche, un secteur ministériel souverain a été créé chargé de l’autonomisation des jeunes. C’est dans cette optique que le secrétaire général de la Commission nationale de l’éducation, de la culture et des sciences, a noté que l’autonomisation culturelle des jeunes est l’un des domaines les plus importants dont les nations ont besoin et l’une des préoccupations les plus importantes inclus dans les plans et les politiques liés à l’anticipation de l’avenir. Soulignant que les outils d’autonomisation des jeunes d’aujourd’hui semblent très différents des méthodes qui ont contribué à lier les générations précédentes à leur culture, en raison de la multiplicité des défis, de l’étendue du cercle d’influence sur la culture et de concepts de valeur changeants, forgés par de grandes cultures humaines, mais aujourd’hui menacés par les effets de la réalité de ce qui l’entoure.
« la relation entre culture et développement durable est forte et qu’aucun progrès ne peut être réalisé dans aucun domaine sans parvenir au développement culturel » a indiqué la présidente du Conseil régional de Nouakchott, avant d’affirmer que la jeunesse est le pilier de la renaissance de chaque nation et que le degré de son implication dans la vie économique, sociale et politique détermine l’ampleur du progrès de tout pays. Elle a expliqué que la région de Nouakchott a consacré une part importante de son plan de développement à promouvoir la culture et intégrer la jeunesse, conformément au programme électoral “Mes ambitions pour la patrie”. Tout comme a apprécié l’expert international, pour les efforts de l’État mauritanien en matière d’autonomisation des jeunes et de sensibilisation au rôle de la culture dans le développement ainsi que les efforts entrepris pour augmenter leurs capacités et compétences qui contribueront à construire une société intégrée.
Fatimata DEH






