MADAR/Nouakchott le 13-11-2025
La coalition mauritanienne d’opposition au régime a souligné que les solutions proposées pour traiter le dossier de l’héritage humain « ne reflètent pas la gravité des crimes collectifs qui ont été commis », avertissant que le déni de ces crimes ouvre la voie à leur répétition.
La coalition regroupe plusieurs partis et mouvements, dont l’IRA, le Parti RAG, le Parti des forces progressistes pour le changement, DEKAALEM, CVE, Majd, le Pacte des Haratines et le Parti de la renaissance pour la cohabitation, qui ont estimé que ces crimes « ont profondément affecté le tissu social et affaibli l’unité nationale du pays ».
Dans un communiqué, la coalition a affirmé que le traitement des violations graves nécessite l’adoption de la justice transitionnelle telle qu’elle a été appliquée dans des pays comme l’Argentine, le Chili, l’Afrique du Sud, le Maroc et la Gambie, soulignant que cette justice repose sur la reconnaissance des faits, la réparation, la préservation de la mémoire et la réconciliation nationale véritable.
Le communiqué estime que toute solution équitable doit passer par un nettoyage de la mémoire nationale et l’instauration d’une réconciliation sincère qui renforce l’unité nationale, précisant que la révélation de la vérité est une étape essentielle pour empêcher que la tragédie ne se reproduise.
La coalition a également souligné que les souffrances des Noirs africains, y compris les veuves et les orphelins, ne se limitent pas à l’héritage humain, mais s’étendent à des politiques de discrimination et d’exclusion qui perdurent depuis des décennies, affirmant que s’attaquer aux racines de ces politiques est le seul moyen de parvenir à une solution équitable.
Le coalition a appelé les autorités à faire preuve de courage face à l’histoire, à trouver des solutions globales et durables, et à soutenir les femmes, les orphelins et les survivants dans leur quête de vérité, afin de renforcer la justice, la dignité nationale et la mémoire commune.






