MADAR/Nouakchott le 05-01-2026
Un certain nombre de députés ont considéré que l’invitation lancée par la présidence à tenir une réunion sur le dialogue politique ne contenait aucune nouveauté substantielle susceptible de changer leur position sur le processus de dialogue en cours, affirmant que ce qui est présenté comme une préparation à un dialogue national reste, selon eux, éloigné de la rigueur requise et manque des conditions essentielles pour le succès de tout dialogue crédible.
Dans une déclaration conjointe, les députés ont déclaré que l’approche actuelle ignore la profondeur de la crise complexe que traverse le pays, et ne touche pas aux préoccupations réelles des citoyens, notamment la propagation de la corruption, la faiblesse de la gouvernance, la hausse des taux de chômage, l’érosion du pouvoir d’achat, la hausse des prix, ainsi que l’augmentation du phénomène de la drogue et le recul des libertés publiques.
Et le communiqué a ajouté que l’appel proposé, dans sa forme actuelle, ne traite pas ces déséquilibres à la racine, mais représente – selon leurs termes – une tentative de contourner les véritables problèmes au lieu d’entrer dans des solutions complètes et sérieuses.
Les députés ont affirmé que la phase actuelle nécessite le lancement d’un dialogue national inclusif avec des garanties claires, basé sur des fondements réellement participatifs, afin de constituer une véritable entrée pour sortir le pays de sa situation exceptionnelle et le mettre sur la voie d’une réforme politique, économique et sociale durable.
Les signataires de la déclaration ont également appelé les forces d’opposition à resserrer les rangs et à unifier les positions, et à travailler à la création d’un cadre commun capable de défendre les revendications des citoyens, et d’imposer une alternative nationale sérieuse qui réponde aux aspirations du peuple et serve l’avenir de la Mauritanie.
Ont signé la déclaration les députés : Yahya Eloud, Khali Diallo, Mohamed Bouya Cheikh Mohamed Fadel, et Mohamed Lemine Sidi Mouloud.






