MADAR/Nouakchott le 19-01-2026
Des chercheurs et des acteurs politiques, qui ont participé à une journée scientifique organisée hier samedi par le Centre mauritanien d’études et de recherches stratégiques, ont recommandé la création d’une autorité nationale indépendante de vérité et de réconciliation, chargée de traiter le dossier du passif humanitaire dans un cadre inclusif et responsable.
Les participants ont appelé à ouvrir l’espace aux victimes et à leurs familles pour exprimer librement et de manière responsable leurs souffrances, tout en insistant sur la nécessité d’éviter les généralisations, les approches réductrices et les dichotomies tranchées dans l’approche de ce dossier sensible.
Ils ont également appelé à lancer un dialogue national complet sur la problématique de l’héritage humain, et ont proposé de consacrer une semaine nationale au cours de laquelle des activités scientifiques et culturelles seraient organisées pour renforcer l’unité nationale et ancrer une culture de coexistence.
La déclaration finale de la journée scientifique a souligné l’importance de la documentation officielle des événements, pour protéger la mémoire nationale et garantir que les violations ne se reproduisent pas, en adoptant la référence islamique comme cadre de valeurs qui garantit les droits et établit la réparation des dommages, tout en reconnaissant les faits sans exagération ni déni.
Le rapport final a souligné que parier sur le facteur temps n’est pas efficace dans les affaires de mémoire et de sang, appelant à établir une véritable justice qui pave la voie à une réconciliation sincère, fondée sur la responsabilité et la réparation du préjudice, considérées comme deux conditions essentielles pour la crédibilité et la construction de la confiance.
Le Centre mauritanien d’études et de recherches stratégiques a expliqué que l’organisation de cette journée scientifique s’inscrit dans ses efforts pour renforcer la communication, bâtir la confiance et promouvoir une culture d’écoute mutuelle entre les différentes courants intellectuels et politiques ainsi que les composantes de la société.
Le communiqué a ajouté que le centre vise également à diagnostiquer les approches des différentes forces politiques et intellectuelles concernant la problématique de l’héritage humain, à mettre en évidence les points de convergence et de divergence, et à contribuer à ce dossier en collectant des données précises, en analysant les causes directes et indirectes des événements, et en répondant scientifiquement à des questions essentielles telles que : Que s’est-il passé ? Et pourquoi ?






