MADAR/Nouakchott le 20-01-2026
La première dame mauritanienne, Mariem Mohamed Fadel Dah, a appelé à adopter une approche humanitaire et éthique dans l’utilisation de l’intelligence artificielle au sein du système éducatif, afin de garantir qu’elle soit un outil d’équité et de soutien pour l’éducation inclusive, et non une cause d’aggravation des inégalités ou de violation des droits des enfants.
Cela a été dit lors de son discours, aujourd’hui mardi, à l’ouverture de la cérémonie de lancement du cadre national intitulé « L’intelligence artificielle au service de l’école républicaine », où elle a affirmé que la Mauritanie aspire à être à la pointe de l’intégration de cette transformation technologique de manière responsable et encadrée, au service des objectifs éducatifs et préservant les valeurs pédagogiques.
Mint Dah a expliqué que les opportunités offertes par l’intelligence artificielle doivent être mises à profit pour protéger les filles et faciliter l’accès à l’éducation pour les enfants en situation de handicap, tout en avertissant des risques potentiels, tels que l’absence de régulations, la violation de la vie privée et l’aggravation de la fracture éducative.
Elle a souligné que faire face à ces défis nécessite une vision éducative claire qui place l’intérêt de l’apprenant au premier plan des priorités, tout en préservant le rôle humain de l’école, considérant que l’intelligence artificielle devrait être un outil d’assistance pour l’école républicaine et non un substitut.
Elle a également appelé les partenaires techniques et financiers à élargir leur rôle pour inclure le renforcement des capacités et le soutien institutionnel, ainsi qu’à contribuer au développement d’un modèle éducatif pour l’intelligence artificielle qui pourrait servir de référence aux niveaux régional et continental.
La cérémonie de lancement a été honorée par la présence des ministres de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif, de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, ainsi que de responsables gouvernementaux et de représentants d’organismes diplomatiques et d’organisations éducatives et culturelles.






