MADAR/Nouakchott le 22-01-2026
Le Premier ministre Mokhtar Ould Diay a affirmé que le gouvernement a réalisé en 2025 des résultats remarquables en matière de réforme de l’administration publique et de renforcement de la gouvernance financière, en soulignant la suppression de centaines de noms fictifs des listes des employés et des retraités qui bénéficiaient indûment de salaires et d’indemnités mensuelles.
M. Ould Ajay a expliqué, lors de sa présentation du bilan du travail gouvernemental devant le parlement, que ces résultats sont le fruit d’une vaste opération de révision et de mise à jour des bases de données des fonctionnaires de l’État et de ses retraités, ayant abouti au licenciement de plus de 600 employés.
Dans le domaine des biens publics, le Premier ministre a déclaré que le gouvernement avait réussi à récupérer 80 places publiques, ainsi que des centaines d’hectares qui étaient occupés illégalement, en affirmant que ces efforts s’inscrivent dans une stratégie continue que les secteurs chargés du logement, des biens immobiliers et de l’intérieur continueront à mettre en œuvre.
Sur le plan financier, Ould Ajay a signalé une amélioration notable des performances de la Société Nationale d’Électricité « Somelec », avec une augmentation de ses revenus en 2025 d’environ 4,2 milliards d’ouguiyas par rapport à 2024, tandis que ses dépenses ont diminué de plus de 3 milliards d’ouguiyas anciennes, ce qui a réduit son déficit financier de 30 milliards d’ouguiyas anciennes à 23 milliards.
La Société Nationale de l’Eau a également enregistré, selon le Premier ministre, une augmentation des revenus de 2,4 milliards d’ouguiyas en 2025 par rapport à l’année précédente, avec une réduction de son déficit de 2,3 milliards d’ouguiyas en 2024 à 590 millions d’ouguiyas en 2025.
Il a ajouté que les recettes fiscales et douanières ont également connu une augmentation de 5,7 % en 2025, soit une hausse d’environ 105 milliards d’ouguiyas, en soulignant que cette amélioration a été réalisée sans imposer de nouvelles taxes.
Le Premier ministre a conclu en soulignant ce qu’il a décrit comme une baisse significative du pourcentage du budget de gestion de l’administration publique et des établissements publics dans les dépenses publiques de l’État, passant de 26 % dans la loi de finances initiale de 2024, à 22 % dans la loi de finances de 2025, puis à 20 % dans la loi de finances initiale de 2026.






