MADAR/Nouakchott le 18-02-2026
Le syndicat national des enseignants de l’enseignement artistique et de la formation professionnelle a appelé à la révision de la dernière note de mutation et à l’annulation de ses effets, ainsi qu’à l’ouverture d’un parcours de concertation professionnelle basé sur des critères tenant compte de la spécialité, de l’ancienneté et des besoins des écoles.
Le syndicat a confirmé dans un communiqué que ces mutations « ont été prises en dehors des normes professionnelles en vigueur, et dans des conditions susceptibles de nuire au bon déroulement du processus de formation ».
Elle a ajouté que le timing des transferts n’est pas pédagogiquement approprié en raison des perturbations qu’il cause aux programmes pratiques dans les ateliers et les départements, et de son impact direct sur la stabilité et l’efficacité de la formation.
Le syndicat a souligné qu’il a enregistré « des cas qui ne reposent pas sur la logique de spécialisation, parmi lesquels la présence d’un professeur spécialisé en commerce dans une école dédiée aux technologies de l’information et de la communication à Nouakchott, une mesure qui ne correspond pas au domaine scientifique de l’intéressé et reflète l’absence de normes professionnelles dans l’orientation des ressources humaines ».
Le syndicat a exprimé son étonnement face à la mutation d’un professeur spécialisé en commerce vers l’intérieur, malgré le fait qu’il soit un professeur principal et qu’il ait plus d’ancienneté que ses collègues professeurs assistants, alors que l’école de commerce de Nouakchott en a besoin et qu’elle engage un autre professeur dans la même spécialité, se demandant pourquoi il n’est pas envoyé là-bas.
Elle a ajouté que la répartition des enseignants ne tenait pas compte des besoins des écoles, puisque trois enseignants en informatique ont été affectés à une école commerciale qui a un excédent dans la même spécialité, ce qui indique l’absence d’une étude précise des besoins de formation, selon le communiqué.
Le communiqué a souligné que « ces décisions reflètent un mode de gestion unilatéral qui n’est pas en accord avec les principes de la gouvernance éducative, affirmant que la stabilité des équipes de formation est une condition essentielle pour garantir la qualité de la formation professionnelle ».






