MADAR/Nouakchott le 27-02-2026
La « coalition pour la défense du système » a exprimé son inquiétude face à ce qu’il a qualifié de récents développements judiciaires concernant les militants de l’Initiative pour la résilience et deux femmes dénonciatrices de violations, affirmant qu’elles avaient présenté devant les autorités judiciaires compétentes un dossier relatif à un cas d’esclavage clair conformément aux dispositions de la loi n° 2015-031 criminalisant l’esclavage.
Le collectif a confirmé, dans un communiqué publié ce mercredi, que les militants « ont été soumis à une répression sévère ayant entraîné des blessés parmi eux, avant d’être emprisonnés depuis le 23 février courant ».
Le communiqué a souligné que l’équipe d’avocats chargée de défendre les activistes a dénoncé ce qu’elle considérait comme une ruse ayant mis le tribunal dans une position délicate, ajoutant que le tribunal avait recouru à une requalification des actes qui leur étaient imputés, les accusations étant passées de l’utilisation de faux à la formation d’une bande de malfaiteurs, et le dossier avait été renvoyé à un autre tribunal qu’il a déclaré incompétent pour traiter de telles affaires.
Le collectif a dénoncé ce qu’il a qualifié de « dérive judiciaire », exigeant la libération immédiate de tous les militants d' »IRA » détenus à Nouakchott et Nouadhibou, et saluant ce qu’il a appelé la mobilisation des avocats en défense des libertés et leur résistance face à ce qu’il considérait comme de l’arbitraire.
L’alliance d’opposition a appelé les différentes parties politiques et les organisations de défense des droits de l’homme à s’intéresser au cas de la petite Noha bint Mohamed, annonçant son soutien à ce qu’elle a qualifié de lutte pacifique menée par le mouvement « IRA » contre l’esclavage.






