MADAR/Nouakchott le 16-03-2026
Le gouvernement du Tchad a défendu la performance de ses appareils de sécurité face aux critiques des organisations de défense des droits de l’homme, affirmant que les affaires de nature judiciaire sont renvoyées à la justice pour enquête.
Cela survient à un moment où les inquiétudes internationales concernant l’impunité et les restrictions des libertés augmentent.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Youssef Toh, a déclaré à Radio France Internationale que la présence de services de renseignement est normale dans tous les pays, en insistant sur la nécessité de les soumettre à un contrôle.
Il a ajouté que tout dossier relatif à des violations potentielles est transféré à la justice pour enquête et prise des mesures légales nécessaires.
Les déclarations du ministre sont intervenues en réponse aux interventions présentées par des organisations de défense des droits de l’homme, notamment l’Association tchadienne des droits de l’homme et l’Organisation mondiale contre la torture, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève les 5 et 6 mars, lors de l’examen de l’engagement du Tchad envers le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
La commission onusienne a évoqué des questions liées à l’usage excessif de la force et à l’impunité, ainsi qu’à la répression des manifestations du 20 octobre 2022, surnommées « jeudi noir » par les activistes.






