MADAR/Nouakchott le 29-03-2026
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, a affirmé que le fardeau de la dette constitue un obstacle aux efforts de développement dans plusieurs pays africains, ce qui impose de travailler à sa restructuration et à son allégement, parallèlement à la mobilisation des ressources internes, au renforcement de la gouvernance économique, et à la lutte contre les flux financiers illicites, tout en donnant la priorité à l’investissement dans le capital humain, en particulier les jeunes et les femmes.
Lors de son discours au sommet qui s’est tenu dans la ville de Malabo en République de Guinée équatoriale, M. Ould Merzoug a appelé les chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique à se concentrer sur le développement de l’économie bleue, à promouvoir l’agriculture intelligente face au climat et à investir dans les énergies renouvelables, compte tenu des grandes potentialités dont disposent les pays de l’organisation dans ce domaine.
Le ministre a souligné la nécessité de faire passer l’organisation d’un modèle basé sur l’aide à un modèle axé sur la souveraineté économique, l’intégration et la solidarité efficace, ce qui renforcerait sa capacité à contribuer à la formation d’un système international plus équilibré et équitable.
Et M. Merzoug a souligné l’engagement de la Mauritanie à travailler avec ses partenaires pour réussir ce sommet, et à développer les mécanismes de travail de l’organisation au service des intérêts de ses peuples et à renforcer les voies du développement durable.
Et M. Merzoug a souligné que la coopération entre les pays du Sud n’est plus une option complémentaire, mais représente un levier stratégique pour la transformation structurelle, dans le contexte des transformations rapides que connaît le système international et des défis croissants, notamment dans les domaines du climat et du développement.
Il a souligné que l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, qui comprend 79 pays et compte plus de 1,2 milliard d’habitants, possède un potentiel démographique et économique considérable, soutenu par des ressources naturelles importantes et une position géographique stratégique. Cependant, ces atouts nécessitent encore un investissement optimal à travers le renforcement de l’intégration économique et le développement du commerce intra-régional.






