MADAR/Nouakchott le 16-04-2026
Le Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Diay, a affirmé que la Mauritanie possède des ressources et des potentialités qui lui permettent de devenir un panier de provisions au niveau de la région, si elles sont exploitées de manière optimale selon des approches modernes et durables.
M. Ould Djay a expliqué, lors de son discours à la session ministérielle de la conférence régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique, que le gouvernement a commencé à mettre en œuvre des programmes ambitieux visant à faire du secteur agricole un levier essentiel pour le développement économique et social.
Il a indiqué que ces programmes reposent sur l’intégration des technologies modernes et de l’innovation à différentes étapes de la production, ainsi que sur l’amélioration de la gestion des ressources naturelles pour garantir leur durabilité et renforcer la capacité du secteur à faire face aux défis climatiques.
Il a ajouté que les efforts gouvernementaux incluent également le développement des chaînes de production animale et la valorisation des ressources halieutiques, considérés comme deux éléments clés pour renforcer le système alimentaire national et atteindre l’autosuffisance.
Le Premier ministre a révélé l’élaboration d’un plan d’action quinquennal basé sur une approche participative impliquant divers acteurs, visant à moderniser le secteur agricole et à renforcer sa compétitivité, en développant les infrastructures, en améliorant la productivité et en créant de nouvelles opportunités d’investissement.
Il a confirmé que l’amélioration de la nutrition, en particulier pour les groupes vulnérables, constitue une priorité dans ce plan, dans le cadre d’une approche globale visant à réaliser un développement durable prenant en compte les dimensions sociales et économiques.
Et M. Ould Djay a souligné que les défis actuels, tels que les changements climatiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse des coûts de production, nécessitent l’adoption de politiques plus flexibles et le renforcement de la coopération régionale et internationale pour garantir la sécurité alimentaire.






