MADAR/Nouakchott le 15-05-2026
La Commission nationale des droits de l’homme a annoncé qu’elle avait présenté sa vision du cas des deux prisonnières de l’organisation de défense des droits de l’homme « IRA », Mariem Cheikh Dieng et Khamou Achour, ainsi que de l’activiste Warda Suleiman, lors de la 87e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, tenue au siège de la Commission dans la capitale gambienne, Banjul.
La commission a déclaré dans un communiqué que sa délégation, dirigée par son président Dr. Bekay Abdelmalek, a présenté cette vision d’un point de vue indépendant, mettant en évidence les aspects de son intervention dans cette affaire et les mesures d’urgence qu’elle a prises après l’arrestation des deux parlementaires.
La commission a souligné la nécessité de respecter l’État de droit et toutes les lois nationales, y compris la loi n° 2021-021 relative à la protection des symboles nationaux et à la criminalisation de toute atteinte à la dignité de l’État et à l’honneur des citoyens, ainsi que tous les traités et accords internationaux relatifs à la liberté d’expression.
La commission a souligné qu’elle avait présenté lors de la session une déclaration sur la situation des droits de l’homme en Mauritanie, et a passé en revue à la fin ses recommandations adressées à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi qu’au gouvernement mauritanien, en particulier aux autorités judiciaires mauritaniennes.
Ces recommandations incluaient la demande de fournir le maximum de garanties d’un procès équitable conformément aux législations nationales, pour les députés Mariem Cheikh et Kamou Ashour, ainsi que pour l’activiste du mouvement Warda Slimane, dans le reste du parcours judiciaire.
Les recommandations ont appelé à garantir le respect des droits de toutes les détenues, en particulier leur droit de visiter leurs familles et leurs avocats, en demandant aux autorités judiciaires de faciliter davantage les visites des détenues par leurs proches et leurs avocats, tout en étant conscientes que les autorités judiciaires ont déjà permis ces visites.
Elle a également demandé de travailler dans les limites permises par la situation sécuritaire, en permettant les manifestations pacifiques, dans le respect de la loi et des biens publics et privés.






