MADAR/Nouakchott le 07-06-2026
Le président du parti Mauritanie à l’avant-garde, Nourredine Mohamedou, a estimé que le modèle actuel du baccalauréat n’est plus capable de répondre aux exigences du développement et du marché du travail à l’avenir.
Mohamedou a appelé dans un article parvenu à Madar à une révision complète du système d’enseignement secondaire et supérieur en Mauritanie, considérant que le modèle actuel du baccalauréat n’est plus capable de répondre aux exigences du développement ni aux besoins futurs du marché du travail.
M. Mohamedou a déclaré que la dépendance continue aux filières traditionnelles du baccalauréat, telles que « C », « D », « A » et « O », ne permet plus d’atteindre les objectifs escomptés, en soulignant que la graduation d’un grand nombre d’étudiants et leur orientation vers les facultés et instituts disponibles sans lier leur formation aux besoins de l’économie locale entraîne une aggravation du chômage et la perte d’opportunités d’intégration professionnelle.
Il a expliqué que la réforme nécessaire devrait se fonder sur le développement de compétences et de connaissances spécialisées chez les élèves et les étudiants, en adéquation avec les emplois et les professions dont le pays aura besoin au cours des prochaines décennies, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la justice, de l’ingénierie, de la technologie, de l’intelligence artificielle, des communications, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie extractive et d’autres secteurs vitaux.
Il a confirmé que l’État est capable, grâce à des études prospectives approfondies, de déterminer ses besoins futurs en compétences et spécialités diverses au cours des prochaines décennies, ce qui permet d’orienter les politiques éducatives pour répondre à ces exigences.
Ould Mohamedou a proposé de remplacer les filières traditionnelles du baccalauréat par de nouvelles filières spécialisées, incluant les mathématiques et la technologie, les sciences de la vie, les sciences de la terre et de l’espace, le droit, les lettres et les sciences humaines, l’économie, la gestion et la finance, les sciences coraniques et la jurisprudence islamique, la création et les beaux-arts, les services publics et l’administration, ainsi que la nutrition, la santé et la prévention.
Il a considéré que cette orientation pourrait renforcer l’adéquation des résultats de l’éducation avec les besoins du développement national, et préparer les générations futures à une intégration active sur le marché du travail et à suivre les transformations scientifiques et technologiques rapides.






