MADAR/Nouakchott le 24-06-2026
La Cour pénale internationale a annoncé mardi avoir reçu le 18 juin courant une notification officielle du Niger l’informant de sa décision de se retirer de la Cour, qui a été fondée en 2002 et a son siège à La Haye, aux Pays-Bas.
La cour a déclaré, dans un communiqué relayé par l’Agence France-Presse, que le retrait entrerait en vigueur à partir du 18 juin 2027, soit un an après la date de notification officielle.
La Cour a confirmé que le Niger restera lié par toutes ses promesses et obligations envers la Cour jusqu’à ce que le retrait prenne effet, exprimant son regret pour toute décision de se retirer des efforts internationaux visant à lutter contre l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves.
La déclaration a souligné que l’adhésion aux traités internationaux ou le retrait de ceux-ci est un droit souverain garanti par les règles du droit international pour les États membres.
Et la déclaration n’a pas mentionné que la cour avait reçu des demandes similaires du Mali ou du Burkina Faso, alliés du Niger dans le cadre de l’alliance des pays du Sahel.
Les trois pays avaient annoncé, en septembre 2025, leur intention de se retirer de la Cour pénale internationale, considérant qu’elle était devenue « un outil de répression coloniale entre les mains de l’impérialisme ».
La Cour pénale internationale fait face à des critiques répétées en raison de ce que ses détracteurs décrivent comme une concentration de ses poursuites sur des personnalités et des dirigeants du continent africain par rapport à d’autres régions du monde.
Gambie, Afrique du Sud et Burundi avaient annoncé en 2016 leur intention de se retirer de la Cour, mais Gambie et Afrique du Sud ont ensuite fait marche arrière, tandis que le Burundi a poursuivi les procédures de retrait et est devenu le premier pays africain à quitter officiellement la Cour.
Cette décision s’inscrit dans une série de retraits régionaux observés dans la zone ces dernières années, puisque le Niger, le Mali et le Burkina Faso, gouvernés par des conseils militaires arrivés au pouvoir par des coups d’État, ont déjà quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le G5 Sahel.






