Ould Abdel Malek : Les progrès réalisés ne suppriment pas les défis persistants de l’esclavage, de la pauvreté et de la violence contre les femmes

MADAR/Nouakchott le 01-07-2026

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Bekay Ould Abdel Malek, a affirmé que la Mauritanie a réalisé des progrès notables dans le domaine des droits de l’homme au cours des dernières années, mais qu’un certain nombre de défis demeurent, parmi lesquels quelques cas rares d’esclavage, l’exploitation des enfants, le mariage précoce, la violence contre les femmes, ainsi que la pauvreté multidimensionnelle liée principalement aux séquelles de l’esclavage.

Et M. Ould Abdel Malek a confirmé, lors de son intervention devant la quatrième session du mécanisme d’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme, que le comité suit la mise en œuvre des recommandations émises par ce mécanisme, exprimant sa satisfaction quant à la mise en œuvre de certaines d’entre elles dans de brefs délais, notamment la création de centres d’accueil temporaires pour les étrangers et l’établissement d’un mécanisme de recours permettant de surveiller les violations auxquelles les migrants irréguliers pourraient être exposés.

Il a appelé à accélérer la mise en œuvre des recommandations restantes, notamment la ratification du protocole facultatif de la convention relative aux droits des personnes handicapées.

Le président du comité a salué les évolutions du système juridique en matière de lutte contre l’esclavage, en mentionnant la création du tribunal spécialisé dans les crimes d’esclavage et l’adoption de la loi n° 033-2015 qui classe l’esclavage et la torture parmi les crimes contre l’humanité imprescriptibles.

Il a également appelé à impliquer les savants, les juristes et les imams dans les efforts visant à éliminer les pratiques résiduelles de l’esclavage et leurs effets sociaux.

Et Ould Abdel Malek a passé en revue les principales évolutions qu’a connues le pays depuis le dernier cycle de l’Examen périodique universel, en affirmant que le bilan général était positif sur les plans politique, juridique, économique, social et institutionnel.

Il a mentionné dans ce contexte ce qu’il a décrit comme des mesures pratiques prises pour renforcer la démocratie pluraliste et établir l’ouverture politique et le dialogue entre le gouvernement et l’opposition, en plus des programmes de protection sociale, tels que l’assurance maladie et les transferts monétaires destinés aux groupes les plus vulnérables, ainsi que la création de l’Agence « Taazour », en plus des institutions nationales s’occupant des droits de l’homme, parmi lesquelles l’Autorité nationale de lutte contre la traite des êtres humains, l’Observatoire national des droits de la femme et de la fille, et l’Autorité nationale de lutte contre la corruption.

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