MADAR/Nouakchott le 28-07-2026
Le député et leader politique Biram Dah Abeid a annoncé son rejet de l’organisation de l’État sur la base du partage entre les composantes communautaires, affirmant que la résolution des injustices historiques subies par les Haratines doit se faire à travers des politiques publiques garantissant l’égalité réelle, et non par le partage des postes et des ressources sur des bases communautaires.
Biram a déclaré, dans un communiqué publié ce lundi en commentaire de la pétition signée par 242 personnalités mauritaniennes demandant la reconnaissance constitutionnelle de la composante Haratine et l’adoption de la discrimination positive en sa faveur, que la pétition repose sur des faits historiques réels, soulignant que l’esclavage a laissé des traces profondes qui continuent de se refléter sur la situation des Haratines dans les domaines de la terre, de l’emploi et des opportunités économiques.
Il a considéré que la reconnaissance de l’injustice historique ne signifie pas « enfermer l’avenir dans les identités », appelant à réparer le préjudice à travers des politiques publiques transparentes et ciblées qui bénéficient aux groupes et aux régions les plus touchés, affirmant que les Haratins seront parmi les premiers à en bénéficier en raison de leur situation.
Biram a souligné que la justice sociale doit inclure tous les Mauritaniens, y compris les composantes arabes et africaines noires, ainsi que les femmes, les jeunes et les habitants des zones marginalisées, affirmant que « la justice sociale ne doit pas avoir de couleur communautaire, mais doit avoir un visage national ».
Il a également appelé à reconnaître ce qu’il a décrit comme une « blessure nationale » laissée par les événements de déportation et les violations des droits de la composante afro-noire, tout en garantissant la justice pour les victimes et en empêchant la répétition de ces tragédies.
Et Biram a rejeté l’adoption d’un système permanent de répartition des emplois et des responsabilités entre les composantes, affirmant que l’accès à la fonction publique, à la justice, aux forces armées, aux appareils de sécurité et à la diplomatie doit se fonder sur la loi, la compétence et le mérite, tout en fournissant des mécanismes efficaces pour lutter contre la discrimination.






