MADAR/Nouakchott le 04-08-2026
L’ancien ministre des Finances, Sid Ahmed Ould Bouh, a déclaré que les appels à accorder au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani un troisième mandat présidentiel constituent une invitation explicite à contourner les dispositions de la constitution, appelant à limiter toute discussion sur la modification des textes constitutionnels dans le cadre du dialogue national attendu et sur la base d’un consensus politique.
Et Ould Bouh a ajouté, dans un post publié mardi, que soulever la question du troisième mandat en ce moment constitue une «détournement» pour un régime dont le mandat actuel n’a que deux ans sur cinq, en soulignant que les déclarations du président lors de sa dernière conférence de presse étaient «claires et définitives» sur la question.
L’ancien ministre a considéré que le dialogue national constitue une opportunité pour réaliser des réformes constitutionnelles et politiques globales, englobant le système de gouvernance, les institutions constitutionnelles et le système électoral, ainsi que pour renforcer l’unité nationale et habiliter les jeunes et les femmes, en affirmant que la mise à jour de la constitution devrait reposer sur un consensus national, et non sur des agendas politiques étroits.
Ould Bouh a proposé d’adopter la wilaya comme circonscription électorale lors des élections législatives au lieu de la préfecture, de créer un poste de vice-président de la République avec des pouvoirs exécutifs spécifiques, ainsi que de constitutionnaliser les règles de discipline financière et de réévaluer un certain nombre d’institutions constitutionnelles et d’organismes publics.
Et Ould Bouh a souligné la nécessité d’exploiter le dialogue national pour adopter des réformes qui renforcent la stabilité du pays et élargissent la participation politique, en avertissant contre la transformation du débat sur le troisième mandat en une question qui précède le processus de dialogue ou entrave son lancement.






