MADAR/Nouakchott le 07-08-2026
Le ministre de la Santé, Thiam Tijani, a déclaré que la réforme du système hospitalier nécessite de passer de l’étape de diagnostic des problèmes rencontrés par les établissements de santé à la mise en place de solutions pratiques, à la hiérarchisation des priorités, à la détermination des responsabilités, des délais et des indicateurs de mise en œuvre.
Le ministre a déclaré, lors de la présidence aujourd’hui jeudi, avec le ministre de la transformation numérique et de la modernisation de l’administration, de la réunion du comité interministériel plurisectoriel chargé de la réforme hospitalière, que la nature des problèmes auxquels sont confrontés les hôpitaux et la complexité de leurs dimensions imposent un travail commun entre les différents secteurs et organismes concernés.
Il a expliqué que les mois passés ont vu des efforts importants pour diagnostiquer la réalité des hôpitaux, permettant d’identifier les principales problématiques structurelles affectant leur performance, en soulignant que la phase actuelle devrait se concentrer sur la transformation des résultats du diagnostic en actions concrètes et solutions réalisables.
Le ministre de la Santé a indiqué que le projet de loi hospitalier, qui en est à ses dernières étapes en vue de sa présentation au parlement, constitue l’un des piliers stratégiques de la réforme, car il traite des problèmes de gouvernance hospitalière, de gestion des ressources humaines, de gestion des équipements et fournitures médicaux, de propreté, de qualité des services, d’accueil et d’orientation, ainsi que de financement et d’assurance maladie.
Il a confirmé que la réforme des hôpitaux ne peut être réalisée sans une approche globale de la situation des ressources humaines, en précisant que des efforts sont en cours pour améliorer la répartition des équipes entre les établissements, ajuster les besoins, renforcer la présence et la productivité, et développer les compétences, afin de garantir une utilisation optimale des ressources disponibles et d’améliorer la continuité et la qualité des services.
Le ministre a souligné que la transformation numérique représente un axe essentiel dans le développement du secteur hospitalier, en disant qu’il « n’est pas possible de parler aujourd’hui d’un hôpital moderne et efficace sans un système d’information intégré », un dossier médical pour le patient et la numérisation des différents services et parcours, ce qui contribue à simplifier les procédures, améliorer la gestion et la prise en charge des patients, et produire des indicateurs précis qui aident à la prise de décision.
Il a confirmé que le succès du comité ne sera pas mesuré par le nombre de réunions ou de documents réalisés, mais par ce que le citoyen ressent à l’hôpital, à savoir la facilité d’accès au service, la rapidité de prise en charge, la disponibilité des équipes et des équipements, la régularité de la présence du personnel, la qualité de l’accueil et de l’orientation, ainsi que la réduction du temps et des coûts liés à l’obtention des soins.
Le ministre a chargé le comité d’élaborer un plan concis et pratique de réforme, définissant les priorités urgentes et les mesures nécessaires pour les traiter, les entités responsables de l’exécution, les délais et les ressources nécessaires, ainsi que des indicateurs clairs pour mesurer le niveau de progrès et les résultats obtenus.






