MADAR/Nouakchott le 16-08-2026
Le président du Parti de la Renaissance du Mouvement Démocratique «Tahadi», Yacoub Lemrabott, a appelé à transformer les résultats du rapport de l’Inspection Générale de l’État en actions concrètes, en demandant la révélation des détails des dysfonctionnements, la détermination des responsabilités et le suivi de la mise en œuvre des recommandations.
Et M. Ould Lemrabott a déclaré que le rapport a enregistré un impact financier des irrégularités d’environ 23,75 milliards d’anciennes ouguiyas, considérant que la présentation du chiffre global ne suffit pas, demandant dans le même contexte la divulgation des dossiers, des entités et des projets concernés, ainsi que des fonds récupérés et des mesures prises à cet égard.
Il a également critiqué la portée limitée du contrôle, en soulignant qu’il n’a concerné que neuf ministères sur 37, et huit établissements publics sur environ 180, en plus de centaines de projets qui n’ont pas été inspectés, ce qui soulève des questions sur les critères de priorisation de l’inspection.
Il s’est également interrogé sur les critères de sélection des entités soumises à la surveillance, ainsi que sur la situation des 351 recommandations non transmises sur un total de 771, demandant à identifier les entités responsables de leur suivi, les délais de mise en œuvre et les résultats.
Le président de «Tahadi» a appelé à déterminer les responsabilités légales liées aux infractions, à récupérer les fonds, à corriger les déséquilibres et à transmettre les dossiers nécessitant cela aux autorités compétentes, tout en soulignant la nécessité de respecter la compétence judiciaire et la présomption d’innocence.
Il a tenu le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani responsable politiquement et institutionnellement de garantir l’efficacité du système de contrôle et de suivi au sein de l’exécutif, sans que cela ne signifie, selon ses dires, lui attribuer une quelconque responsabilité pénale pour des faits individuels sans jugement judiciaire.
Il a appelé à la publication de tous les détails que la loi ne prohibe pas, et à permettre au parlement, à l’opinion publique, ainsi qu’aux organes de justice et de contrôle d’accéder aux données nécessaires pour exercer la surveillance et la responsabilité, en affirmant que toute personne responsable, entrepreneur ou entité prouvée coupable de nuire aux fonds publics doit être tenue responsable conformément à la loi.
Et M. Ould Lemrabott a souligné le droit du public à connaître l’issue des dossiers sous surveillance, les entités qui ont pris les décisions et les ont mises en œuvre ou ont failli à leur suivi, ainsi que le montant des fonds récupérés et ce qu’il en reste, en affirmant que la responsabilité concernant les fonds publics doit être claire et précise.






