Adoption d’un projet de loi de finances pour l’année 2024 par l’assemblée nationale

Madar/ Nouakchott/ 27-12-2023

Au cours d’une séance de plénière, l’Assemblée nationale a adopté, ce mardi à Nouakchott sous la supervision de son président un projet de loi de finances pour l’année 2024. Ce projet est réalisé sur la base d’une projection de croissance pour la période 2023-2026 qui table sur un taux de croissance moyen de 5, 3%.

A noter que son budget s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de cent huit milliards cent vingt-neuf millions huit cent cinquante et un mille sept cent trente-quatre (108 129 851 734) Ouguiya (MRU) avec une augmentation de 2 % par rapport à 2023. En ce qui concerne l’année 2024, la loi des finances et ses budgets, il semblerait que le gouvernement Mauritanien est engagé dans la poursuite des réformes, et ce selon le programme du mandat du Président de la République et l’accomplissement des engagements qu’il a pris vis-à-vis des populations.

Il faut dire que cela s’inscrire dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à réduire les déséquilibres budgétaires et d’éviter les dérapages budgétaires.  La somme du budget 2024 s’élève à 64, 84 milliards d’ouguiya au budget de fonctionnement, soit 61 % du budget général consolidé ; ce chiffre est en très légère progression par rapport à 2023 (moins de 2 %). Quant au budget d’investissement 2024 est porté à de 41, 52 milliards d’ouguiya en 2023 à 43, 42 milliards en 2024 dénotant ainsi une volonté d’amélioration de la situation des populations tandis que les ressources fiscales sont estimées en 2024 à 66, 08 milliards contre 58, 82 en 2023.

Dans ce budget de 2024, les dépenses de fonctionnement représentent 64, 71 milliards MRU soit 59, 8 % contre 61 % en 2023, ce qui correspond bien à la volonté du gouvernement de réduire le train de vie de l’administration. Tandis qu’à l’opposé, les dépenses d’investissement continuent de croitre, passant de 41, 52 milliards MRU en 2023 à 43, 42 milliards en 2024, avec un taux de couverture par financement interne de 72, 6 %, ce qui dénote d’une bonne rationalisation de la gestion budgétaire.

Le ministre des Finances, a indiqué que la Mauritanie est l’un des pays qui ont subi les défis internationaux qui ont stabilisé le taux de croissance mondial à 2 %, soulignant que l’économie nationale a montré une grande résistance au cours de cette période avec une maitrise du déficit budgétaire et l’amélioration de l’accomplissement de l’économie nationale. Avant d’ajouter que ces résultats s’inscrivent dans le cadre des réformes entreprises dans le domaine de gestion globale, le renforcement des composantes de production à travers l’exécution du programme  de l’état. Le ministre a expliqué que le budget 2024 est la première année d’un processus visant la création d’un développement durable et global, la création d’opportunités d’emploi pour les jeunes et des femmes et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Pour les députés qui ont pris la parole, ils ont insisté, dans leurs interventions sur l’augmentation des salaires des secteurs gouvernementaux, la création d’opportunités d’emploi et le désenclavement des villes et localités de l’intérieur du pays. Mais aussi la poursuite et le renforcement de la politique d’augmentation des budgets d’investissement et de réduction des budgets de fonctionnement par rapport au train de vie de l’administration. Ils ont invité le gouvernement à redoubler d’efforts dans la réalisation d’infrastructures et d’équipements tout en veillant surtout sur leur bonne conception. Notamment sur le contrôle technique de leur réalisation, la transparence de leur attribution et l’affectation annuelle des moyens à leur maintenance.

Fatimata DEH

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