Après le décès d’un de ses étudiants, le ministère des Affaires islamiques suspend le cheikh de la mahadra Al-Mabrouk

MADAR/Nouakchott le 05-02-2026

Le ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement traditionnel a affirmé que les moudras constituent un pilier fondamental de l’identité culturelle et civilisationnelle de la Mauritanie, un phare du savoir et de la connaissance, un berceau du Coran et de ses sciences, et l’incarnation des valeurs de modération, de tolérance et de discipline morale.

Dans un communiqué officiel, le ministère a souligné la nécessité de faire la distinction entre les mahadras, en tant qu’institutions scientifiques bien établies, et certains comportements individuels isolés qui peuvent être le fait d’une minorité de leurs responsables et qui ne reflètent pas la véritable mission des mahadras.

Ce communiqué fait suite à la polémique suscitée par la mahadra « Aboubakr (Al-Mabrouk) » dans la municipalité de Mayser, dans la moughataa de Boutilimit, dans la wilaya du Trarza, après le décès récent d’un étudiant, avec des soupçons concernant des violences infligées à certains étudiants et l’exercice des activités de la madrasa sans autorisation légale, en plus de la difficulté d’accès aux services de santé dans la région.

Le communiqué ajoute que le ministre des Affaires islamiques a envoyé une mission d’inspection et d’enquête officielle pour examiner la situation, qui a compris des visites sur le terrain, des rencontres avec le cheikh, les professeurs et les étudiants de la madrasa, ainsi que des contacts avec les autorités administratives et sécuritaires.

Il a indiqué que le rapport de la mission avait conclu que le cheikh exerçait ses activités sans autorisation légale, ce qui a conduit le ministère à suspendre le cheikh de la madrasa en question jusqu’à ce que sa situation juridique soit régularisée et qu’il obtienne l’agrément.

Le ministère a également obligé la madrasa à régulariser sa situation administrative et à se conformer aux règles éducatives, notamment en matière de protection des étudiants contre toute forme d’abus ou de violence.

Le ministère a également obligé la madrasa en question à réduire la surpopulation.

À la fin de son communiqué, le ministère a insisté sur la nécessité pour les parents de suivre la situation de leurs enfants, d’assurer leur sécurité et de créer des conditions de vie appropriées, tout en réaffirmant sa volonté de continuer à protéger les madrasas et leurs membres et d’améliorer les conditions de travail et d’enseignement dans ces établissements.

 

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