MADAR/Nouakchott le 07-09-2026
Les autorités nigériennes ont arrêté, les 5 et 6 septembre derniers, plusieurs militaires et civils soupçonnés d’être liés au coup d’État militaire qui a eu lieu dans le pays à la fin du mois dernier, parmi lesquels un officier de rang capitaine arrêté à environ 100 kilomètres de la capitale Niamey, avant d’être transféré sous haute sécurité, selon ce qu’a rapporté Radio France Internationale.
La radio a déclaré que les arrestations ont inclus des militaires soupçonnés de participation à la rébellion, ainsi que des personnes considérées comme leurs complices, tandis que les enquêtes et les interrogatoires se poursuivent sous la supervision d’une commission d’enquête dirigée par un officier proche du président du conseil militaire, le général Abdou Rahmane Tiani.
Elle a rapporté, citant une source non nommée, que des dizaines, voire des centaines de militaires, en particulier des éléments des forces spéciales, sont actuellement en détention.
Elle a ajouté que certains militaires n’avaient pas encore rejoint leurs postes de travail, tandis que des sources parlent de la possibilité d’enregistrements de défections massives au sein des forces, alors que les enquêtes se poursuivent sur les circonstances de la mutinerie et l’identification des participants et des entités qui en sont à l’origine.
Le Niger a connu dans la nuit du 28 au 29 août dernier un coup d’État mené par le bataillon de reconnaissance spécial, visant l’aéroport de Niamey, la base aérienne 101 et les environs du palais présidentiel, et ayant entraîné la mort de trois membres de la garde présidentielle.






