Baisse du taux d’inflation en Mauritanie

MADAR/Nouakchott/Le 14-12-2023

Selon l’agence nationale de la statistique et de l’analyse démographique et économique l’inflation a connu une baisse ces derniers mois.

Il convient de noter en effet que l’économie mauritanienne sort de l’ornière de la crise du covid. Selon les données de la Banque Mondiale, la croissance est passée de 2,4 % en 2021 à 7,1 % en 2022, soutenue par l’augmentation des exportations du côté de la demande et par l’expansion des secteurs agricole et extractif du côté de l’offre. En 2023, la croissance économique devrait ralentir pour atteindre 4,3 %, en raison d’une croissance plus faible dans l’industrie extractive, résultant d’une baisse de la production de minerai de fer et d’or, ainsi que d’une baisse de la production agricole. L’inflation moyenne annuelle a atteint 9,5 % en 2022 et devrait diminuer à 6,0 % en 2023, à mesure que les pressions extérieures sur les prix s’atténuent.

Le solde budgétaire global a enregistré un déficit de 3,0 % du PIB en 2022, contre un excédent de 2,2 % du PIB en 2021, en raison de l’augmentation des transferts et de la baisse des recettes. Le ratio dette/PIB est resté stable en 2022, autour de 44,7 %. L’évaluation de la viabilité de la dette réalisée conjointement par le FMI et la Banque mondiale en janvier 2023 indique que le risque de surendettement global et extérieur est modéré, alors qu’il était élevé dans l’évaluation précédente, grâce à la récente restructuration de la dette et à l’amélioration continue de la gestion du risque budgétaire. Le déficit budgétaire devrait diminuer pour atteindre 2,9 % du PIB en 2023, grâce à la baisse des dépenses courantes, tandis que le ratio dette/PIB devrait légèrement augmenter pour atteindre 46,8 %.

Selon les estimations, le déficit des comptes courants s’est creusé pour atteindre 12,7 % du PIB en 2022, contre 8,1 % du PIB en 2021, en raison des prix élevés des importations d’énergie et de denrées alimentaires et de la baisse des prix à l’exportation. Le déficit devrait être financé par des investissements directs étrangers dans l’industrie extractive et des emprunts  des conditions favorables.

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