Biram : La disparité dans l’application de la loi dans les affaires d’expression reflète un dysfonctionnement de la justice

MADAR/Nouakchott le 19-04-2026

Le député parlementaire Biram Ould Dah Ould Abeid a déclaré que la manière dont la justice mauritanienne traite certaines affaires liées à la liberté d’expression révèle, selon ses propres mots, une « inégalité dans l’application de la loi », en citant l’affaire de l’activiste Warda.

Il a expliqué, dans un post publié sur son compte Facebook, que la personne concernée a été incarcérée depuis des semaines et reste détenue, bien que les faits – selon son argumentation – relèvent d’infractions de nature verbale, ne nécessitant pas le recours à la détention préventive.

Le député a comparé ce cas à celui d’une autre femme nommée Aftoum, qu’il a dit avoir été interrogée en raison de déclarations controversées, avant d’être libérée et suivie en liberté, considérant que cette procédure est conforme aux règles juridiques régissant de tels cas.

Et Ould Abeid a considéré que la divergence entre les deux cas reflète un dysfonctionnement dans les critères d’application de la justice, critiquant ce qu’il a qualifié d’influence de considérations illégales sur le cours de certains dossiers, appelant dans le même contexte au respect du principe d’égalité devant la loi et au renforcement de l’indépendance de la justice.

Ces déclarations interviennent quelques heures après un communiqué du parquet qui a précisé que l’arrestation de l’activiste Warda n’était pas liée aux allégations circulant sur les réseaux sociaux, mais à sa violation des obligations de contrôle judiciaire qui lui avaient été imposées dans le cadre d’une affaire judiciaire précédente.

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