Burkina Faso : un meeting d’interpellation des autorités de la Transition prévu le 31 octobre

Nouakchott / Madar/ 24-10-2023

Annoncé le 14 octobre dernier à l’issue de la rencontre nationale de la confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B), le meeting de commémoration de l’insurrections populaire de 2014 est maintenu. Au cours d’une conférence de presse ce mardi 24 octobre 2023, les organisateurs ont donné plus de détails et mis en garde ceux qui menacent de s’en prendre aux critiques au régime de la Transition.

Le meeting de commémoration de l’insurrection populaire aura bien et bien lieu le 31 octobre 23 selon Moussa Diallo, secrétaire du collectif de la CGT-B, l’un des responsables des mouvements initiatrices de cette activité. Une activité qui leur vaut d’être traités de « complices des terroristes » ou encore certains leur ont accordé des intentions de « déstabilisation de l’Etat », allant même jusqu’à tracer des plans avec des complices ou des puissances étrangers qui leur auraient donné des financements.

Les réseaux sociaux se sont enflammés au cours des jours qui suivis l’annonce et beaucoup de scènes de personnes se disant soutiens du chef de l’Etat ont exhibé, dans des vidéos, des machettes et des autres armes blanches pour barrer la voie à toute manifestation qui ne relève pas du soutien du Capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition.

« Ce n’est pas la CGT-B, ce n’est pas le collectif CGT-B qui organise le meeting. Ce n’est pas non plus une marche. C’est un meeting… Jusque-là nous avons insisté sur le fait que le meeting est fait pour interpeller les autorités de la Transition. Ce n’est pas pour interpeller ceux qui sont dans les carrefours, les ronds-points. Ce n’est pas à eux de nous répondre. Et ça, nous sommes clairs là-dessus », réaffirme Moussa Diallo, secrétaire général de la CGT-B.

Une quinzaine d’organisation, dont le Mouvement burkinabè de défense des droits de l’Homme (MBHP), le Centre de presse Norbert Zongo sont associés à ce meeting.

Les organisateurs entendent dénoncer « les restrictions des libertés individuelles et collectives », « l’immixtion de l’exécutif dans les affaires judiciaires » et bien d’autres. Dans le même ordre d’idée, une autre activité est prévue sous la présidence du chef de l’Etat, le même jour au Monument des martyrs pour célébrés les Burkinabè tombés lors de l’insurrection populaires des 30 et 31 octobre 204

 

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