Des partis mauritaniens condamnent l’agression contre le vice-président du RFD et demandent une enquête immédiate.

MADAR/Nouakchott le 18-08-2026

Un groupe de partis politiques mauritaniens a condamné, ce mardi, ce qu’il a qualifié d' »agression » subie par le vice-président du Parti du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Baba Ould Brahim, à l’intérieur du Palais de Justice de la wilaya de Nouakchott-Ouest, avant son arrestation et son interrogatoire par la commissariat de police du palais.

Les partis ont déclaré, dans un communiqué commun, qu’ils avaient reçu avec une profonde indignation et inquiétude la nouvelle de l’incident, considérant que porter atteinte à la dignité des citoyens et à leur sécurité physique est inacceptable et contraire aux principes de l’État de droit et des institutions.

Le communiqué a ajouté que la gravité de l’incident se double du fait que la personne concernée est l’un des dirigeants politiques éminents et vice-président de l’un des plus anciens partis du pays, considérant que l’incident soulève des questions concernant le respect des libertés publiques et des droits des citoyens ainsi que le degré d’engagement des institutions publiques envers la loi.

Les partis signataires ont exigé l’ouverture d’une enquête « immédiate, sérieuse, indépendante et transparente » pour éclaircir les circonstances de l’incident, identifier les responsables et les tenir légalement responsables, en insistant sur la nécessité de ne laisser aucun partie impliquée échapper à la punition.

Elle a également appelé à mettre fin à ce qu’elle a décrit comme des manifestations de répression, d’abus et de mauvaise utilisation du pouvoir au sein et en dehors des institutions publiques, soulignant que l’exercice du pouvoir en dehors des cadres légaux constitue une violation des droits et libertés fondamentaux.

Les partis ont réaffirmé leur attachement aux principes de l’État de droit, de la justice et du respect des droits et libertés publics, appelant toutes les institutions et organes publics à respecter strictement la loi afin de renforcer la confiance dans les institutions de l’État.

La déclaration a été signée par le Parti de l’Alliance des Forces Démocratiques, le Parti de Renouveau de la Démocratie (Tajdid), le Parti de l’Alternance Démocratique, le Parti de la Vérité, le Parti de l’Alliance Nationale pour la Réforme et le Développement (Tawassoul), le Parti Mauritanie en Avant, le Parti de l’Engagement, le Parti de l’Urbanisation, et le Parti du Changement Sincère (Taj).

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