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International

AGOA : Washington exclut l'Afrique du Sud et le Rwanda

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'exprime derrière un pupitre présidentiel lors d'une conférence de presse, photo d'archives
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (archives)

Madar (International) - Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a annoncé lundi 2 novembre 2026 que Washington allait exclure l'Afrique du Sud et le Rwanda de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), qui accorde aux pays éligibles d'Afrique subsaharienne un accès préférentiel et sans droits de douane au marché américain, selon l'AFP, reprise par Africanews.

Jamieson Greer a invoqué des pratiques "incompatibles" avec les critères d'éligibilité. "Ces pratiques préoccupantes et généralisées comprennent, sans s'y limiter, des obstacles qui sapent le commerce et l'investissement américains et des pratiques qui menacent la sécurité nationale et les intérêts de politique étrangère des États-Unis dans la région", a-t-il déclaré dans un communiqué. Les exclusions prendront effet le 1er janvier.

L'AGOA a été prolongé jusqu'à fin 2028, mais l'éligibilité des pays bénéficiaires est réexaminée chaque année, et toute exclusion exige un préavis de 60 jours au Congrès et au pays concerné.

L'Afrique du Sud est le premier bénéficiaire du programme, mais son éligibilité était scrutée alors que Washington multiplie les critiques contre Pretoria, notamment des accusations de discrimination envers les Afrikaners blancs que l'Afrique du Sud rejette. Un peu plus d'une semaine plus tôt, le président Cyril Ramaphosa avait appelé le pays à se "préparer" à une décision défavorable, et le ministre du Commerce Parks Tau a assuré la semaine dernière que l'économie resterait stable quelle que soit la décision, le pays cherchant d'autres marchés.

Le Rwanda subit quant à lui une pression économique américaine croissante en raison de son soutien présumé au groupe armé M23 dans l'est de la RD Congo, ce que Kigali dément ; Washington a sanctionné la semaine dernière le ministère rwandais de la Défense. La situation en RDC est "principalement une question congolaise" et le Rwanda "ne doit pas être éternellement le bouc émissaire", avait déclaré à l'AFP le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, en marge du sommet Russie-Afrique à Moscou.

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