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International

Éthiopie : Abiy Ahmed menace l'Érythrée de « conséquences très graves »

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed assis devant l'emblème des forces de défense éthiopiennes, photo d'archives
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (archives)

Madar (Addis-Abeba) - Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a averti l'Érythrée qu'elle s'exposerait à des « conséquences très graves » si elle continuait de soutenir les rebelles dans son pays, lors d'un discours prononcé lundi en tigrinya, selon l'AFP et Africanews, mardi 20 octobre 2026.

« Servir de base aux ennemis de l'Éthiopie au lieu d'être un partenaire de développement n'apportera aucun bénéfice. Je pense qu'ignorer nos appels aura des conséquences très, très, très graves », a déclaré Abiy Ahmed. « Quand l'Érythrée faisait partie de l'Éthiopie, ses villes étaient vivantes et belles. Aujourd'hui, elles ressemblent à des villes fantômes », a-t-il ajouté, assurant que « le bon voisinage et le partenariat sont la seule voie ».

Les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) avaient lancé le mois dernier une offensive contre le gouvernement fédéral, avant d'être contraints de battre en retraite et de perdre le contrôle de la région. Les combats avaient fait craindre une guerre régionale, l'Érythrée soutenant les rebelles et ayant déployé des milliers de soldats en territoire éthiopien, avant de se retirer à son tour sous les frappes de drones, selon l'AFP.

« Le TPLF n'existait pas il y a 50 ans, et aujourd'hui son existence touche à sa fin », a affirmé Abiy Ahmed, promettant le développement de tout le Tigré et appelant la population à préserver son unité jusqu'à l'installation d'une administration élue. Une nouvelle administration nommée par le pouvoir fédéral a été mise en place vendredi, et le nouveau maire de Mekele, Shishay Amare, a assuré à l'AFP que des élections auraient lieu d'ici six mois.

Aucune réaction érythréenne n'avait été rapportée dans les sources consultées par Madar. L'Érythrée, indépendante depuis 1993, craint que l'Éthiopie, privée d'accès à la mer, ne cherche à s'emparer d'un débouché sur la mer Rouge.

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