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International

Éthiopie : l'OMS craint l'effondrement du système de santé

Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus s'exprime en conférence de presse devant le logo de l'organisation, photo d'archives
Le directeur général de l'OMS, Tedros (archives)

Madar (Addis-Abeba) - Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé lundi 2 novembre 2026 à une meilleure protection des civils pris dans le conflit du nord de l'Éthiopie, après des frappes de drones meurtrières le week-end dernier, selon ONU Info.

"Les informations faisant état d'attaques contre des civils dans les régions Amhara et Tigré, en Éthiopie, sont profondément préoccupantes", a écrit Tedros sur les réseaux sociaux, précisant que des enfants, dont un nouveau-né, figuraient parmi les victimes dans un camp de déplacés en Amhara. Selon la même source, plusieurs personnes auraient été tuées lors d'une autre frappe dans la localité de Rama, au Tigré, alors qu'elles tentaient d'obtenir de la nourriture.

Les combats entre les forces gouvernementales et des groupes rebelles ont repris en septembre au Tigré, en Amhara et en Afar, près de quatre ans après un accord de paix. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a mis en garde contre un risque d'escalade et de déstabilisation plus large, et appelé les parties, dans une déclaration de son porte-parole, à épargner les civils et les infrastructures essentielles, à convenir sans délai d'une cessation des hostilités et à s'engager de bonne foi dans la médiation.

"Les violences dans le nord de l'Éthiopie rapprochent un système de santé déjà fragile de l'effondrement", a averti Tedros. Les hôpitaux manquent de personnel, de médicaments et d'équipements, les services d'ambulance sont très limités et l'insécurité entrave l'acheminement de fournitures médicales vitales vers certaines zones.

L'OMS et ses partenaires "travaillent sans relâche" pour livrer davantage de fournitures médicales à toutes les régions touchées, a-t-il assuré, en prévenant que d'autres personnes risquaient de perdre l'accès aux soins d'urgence, à la santé maternelle et infantile et au traitement des maladies. "Les plus courageux choisissent la paix. Le meilleur remède, c'est la paix", a-t-il conclu.

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