Aller au contenu
International

Soudan : à Genève, l'ONU martèle qu'il n'y a « pas de solution militaire »

Pekka Haavisto serre la main du secrétaire général de l'ONU António Guterres devant le drapeau des Nations unies, photo d'archives
Pekka Haavisto (à gauche) et António Guterres (archives)

Madar (Genève) - L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Soudan, Pekka Haavisto, a affirmé mercredi 21 octobre 2026 qu'il n'y avait « pas de solution militaire » à la guerre au Soudan, à l'issue de la sixième réunion consultative sur la coordination des initiatives de paix, coprésidée par l'ONU et la Suisse au Palais des Nations, selon ONU Info et l'AFP.

Vingt et un pays et cinq organisations internationales y ont participé, dont le Quad (États-Unis, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte), les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et des voisins du Soudan comme l'Éthiopie et le Tchad. Les belligérants, l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR), n'étaient pas représentés, le mécanisme étant réservé aux médiateurs.

Pekka Haavisto a indiqué que l'ONU tentait d'introduire des « mesures de confiance » acceptables par les deux camps, comme un éventuel échange de prisonniers de guerre et de détenus militaires et civils, ou la facilitation des examens scolaires, reconnaissant qu'il s'agissait de « tout petits pas » au regard des destructions.

Dans une déclaration, les participants se sont dits gravement préoccupés par les informations faisant état d'atrocités et par l'escalade de la guerre des drones, ont rejeté la mise en place de gouvernements parallèles et appelé les États étrangers à cesser d'alimenter le conflit par des mercenaires, du matériel militaire, des drones et des financements. « La guerre au Soudan est devenue une guerre de drones ; elle tue surtout des civils », a déclaré le secrétaire d'État suisse Alexandre Fasel, rappelant que près de 34 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire.

Des réunions précédentes du même mécanisme s'étaient tenues au Caire, à Djibouti, à Nouakchott (décembre 2024) et à Bruxelles. Une septième est prévue, sans date ni lieu fixés. La guerre entre l'armée et les FSR, déclenchée en avril 2023, a fait plus de 200 000 morts selon des estimations d'humanitaires et plus de 13 millions de déplacés.

Articles associés