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International

Soudan : Londres sanctionne 15 chefs un an après El Fasher

Un groupe de Soudanais marchant dans une rue avec leurs bagages et leurs affaires, photo d'archives
Des Soudanais déplacés portant leurs affaires (archives)

Madar (Londres) - Le Royaume-Uni a imposé lundi 26 octobre 2026 des sanctions à 15 commandants militaires, chefs de milices et responsables sécuritaires soudanais des deux camps du conflit, rapportent Al Jazeera English, citant DPA et Reuters.

Les mesures comprennent des interdictions de voyage et des gels d'avoirs, pour des violences sexuelles, de la torture et des attaques contre des civils liées à des crimes de guerre commis lors de la chute d'El Fasher. Elles visent des personnalités des Forces de soutien rapide (FSR) et de l'armée soudanaise. La source ne nomme que deux des quinze : un colonel des FSR qu'elle lie à des atrocités durant le siège d'El Fasher, et Al-Nour Ahmed Adam, dit "al-Qubba", des FSR, qui aurait été présent et aurait joué un rôle de premier plan dans le siège et l'attaque de la ville.

Le Foreign Office britannique affirme vouloir que "les horreurs commises à El Fasher soient connues du monde". L'annonce fait suite à des enquêtes financées par le Royaume-Uni du Centre for Information Resilience, qui décrivent une "famine systématique et des violences sexuelles liées au conflit contre des civils au Soudan".

Le chef de la diplomatie britannique, Ed Miliband, a déclaré lundi que les auteurs de crimes contre l'humanité "doivent rendre des comptes" et que le soutien extérieur apporté aux belligérants "doit cesser", ajoutant que "la guerre au Soudan a créé une catastrophe humanitaire" et que le viol et la famine "sont toujours utilisés comme armes contre le peuple soudanais".

Londres alloue 5 millions de livres sterling (6,6 millions de dollars) au soutien des survivantes de violences sexuelles au Soudan et 10 millions de livres (13,3 millions de dollars) d'aide humanitaire.

Ces sanctions interviennent un an après la chute d'El Fasher, marquée par un long siège, des tueries de masse signalées, des violences sexuelles généralisées et des attaques contre des hôpitaux, selon la source. D'après Amnesty International, des dizaines de milliers de civils ont été tués et 14 millions de personnes déplacées depuis le début de la guerre en avril 2023.

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