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International

La Guinée inaugure sa première raffinerie d'or et vise jusqu'à 30 % de la production industrielle

Pépites d'or brut à côté d'un globe doré
Pépites d'or brut, image d'illustration (archives)

Madar (Conakry) - Les autorités guinéennes ont inauguré dimanche 1er novembre 2026 la première raffinerie d'or du pays, la Nimba Gold Refinery, à Conakry, alors que la Guinée exportait jusque-là son or brut, qu'il provienne de mines industrielles ou artisanales, rapporte RFI lundi.

« Depuis des siècles, la Guinée a exploité et exporté l'or à l'état brut. Si notre pays figure parmi les producteurs importants d'or en Afrique de l'Ouest, la valeur ajoutée générée par le raffinage ne profitait pas à notre pays. Aujourd'hui, cette époque est révolue », a déclaré le ministre des Mines Bouna Sylla, cité par RFI. Selon lui, la Guinée pourrait acheter jusqu'à 30 % de l'or produit par les entreprises des mines industrielles et semi-industrielles pour le raffiner localement.

Le pays suit ainsi le Mali, le Burkina Faso et le Ghana, qui ont inauguré des raffineries ces dernières années, tandis que la Côte d'Ivoire devrait ouvrir la sienne en 2027, selon RFI.

Mais sur les 70 tonnes d'or exportées par la Guinée en 2025, environ 50 provenaient de mines artisanales. Pour Oumar Totiya Barry, directeur de l'Observatoire guinéen des mines et des métaux, une partie importante de cette production « échappe encore au contrôle de l'administration minière et transite parfois de manière frauduleuse à travers les frontières proches, vers le Mali ou d'autres pays ».

Les autorités ont suspendu l'orpaillage artisanal la semaine dernière, officiellement pour des raisons environnementales, et des observateurs estiment que le gouvernement pourrait en profiter pour réorganiser la filière. La Guinée avait déjà annoncé 200 millions de tonnes de bauxite attendues et une raffinerie d'alumine.

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