Aller au contenu
International

France : un suspect arrêté après l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges

Vue générale de Paris avec la tour Eiffel et un drapeau français au premier plan, photo d'archives
Paris, capitale française (archives)

Madar (International) - Un suspect lié à la mouvance d'ultragauche a été interpellé après l'incendie qui a ravagé l'hôtel de ville historique de Limoges lors des violences du week-end, selon des médias français cités mardi 20 octobre 2026 par la BBC.

Selon franceinfo et BFMTV, le suspect, âgé de 34 ans, est connu des services de police pour des violences contre des personnes dépositaires de l'autorité publique et fait l'objet d'une fiche de sûreté de l'État. La tour de l'horloge et une partie de la toiture du bâtiment du XIXe siècle s'étaient effondrées samedi après avoir été la proie des flammes.

La préfecture de police de Paris a par ailleurs prolongé le couvre-feu nocturne dans certains secteurs de la capitale « aussi longtemps que nécessaire ». À Marseille, le maire Benoît Payan a annoncé un couvre-feu pour les mineurs dans les zones commerçantes « dès ce soir et pour les jours à venir ». Le couvre-feu a été reconduit dans le centre de Lyon, un couvre-feu d'une semaine est entré en vigueur à Bordeaux, et les mesures se poursuivent à Nice et à Lille.

Devant le Parlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une présence policière importante face aux manifestants lors du rassemblement prévu samedi, accusant des groupes d'ultragauche d'un projet « insurrectionnel ». Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, lui avait demandé de « prouver son accusation » ou de s'excuser, avant d'appeler mardi ses partisans à la « retenue » face à toute « provocation ».

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a indiqué que 149 personnes étaient en détention à la suite des manifestations. Plus de 2 500 personnes ont été interpellées depuis le début des troubles et environ 1 000 policiers blessés, selon les autorités. Le mouvement, parti le mois dernier de revendications lycéennes sur l'état des écoles, s'est élargi à la hausse des prix des carburants, à la vie chère et à la dégradation des services publics.

Articles associés