Madar (International) - Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état de près de 1 000 interpellations samedi 24 octobre 2026, lors d'une nouvelle journée de manifestations à travers la France contre la vie chère et la dégradation des conditions dans les écoles, un chiffre appelé selon lui à augmenter, rapporte la BBC.
Le ministère de l'Intérieur a estimé le nombre de manifestants à environ 410 000, contre environ 800 000 selon les syndicats. Le cortège parisien a réuni à lui seul au moins 110 000 personnes, selon des estimations gouvernementales citées par The Guardian. Quelque 70 000 policiers avaient été déployés, après la décision d'Emmanuel Macron, cette semaine, de n'autoriser que les manifestations organisées par des syndicats reconnus.
Après une journée largement pacifique, des heurts ont éclaté à la fin du cortège parisien, parti de la porte d'Italie en direction de la porte de Vincennes, et les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser les manifestants dans plusieurs villes. Des barricades ont été incendiées à Marseille et du gaz lacrymogène a été utilisé à Lyon. "Plusieurs milliers d'activistes radicaux se sont rassemblés en queue de cortège, dont environ 500 individus identifiés comme des émeutiers", a déclaré Laurent Nuñez, selon l'AFP.
Le ministre a fait état de deux blessés graves, l'un à Toulouse, l'autre à Clermont-Ferrand. La crise trouve son origine dans la mobilisation des lycéens lancée à la mi-septembre contre le manque de personnel, la vétusté des bâtiments et la surcharge des classes, rejointe ensuite par les syndicats, les enseignants et les parents, selon The Guardian.
À Orléans, environ 13 000 personnes ont défilé dans le calme contre le Rassemblement national, réuni en congrès, tandis que d'autres villes européennes, dont Tirana, Bruxelles et Milan, ont connu des mobilisations similaires.




