Madar (International) - Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé jeudi 22 octobre 2026 que sept pétroliers avaient été touchés et endommagés dans le détroit d'Ormuz, le bilan quotidien le plus lourd pour cette voie maritime depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, rapporte Al Jazeera, citant l'AFP et l'AP.
Selon leur communiqué, quatre de ces navires ont été visés alors qu'ils transféraient du pétrole et ont pris feu pendant la nuit, et les trois autres ont été immobilisés après avoir heurté des mines. Ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante, et le communiqué ne donne aucun détail sur d'éventuelles victimes ni sur le pavillon des navires.
Les Gardiens de la révolution ont averti qu'ils pourraient frapper les bases américaines au Moyen-Orient si Washington aidait des pétroliers à transiter par d'autres parties du détroit : « L'armée américaine doit savoir que si cette tendance se poursuit, le conflit s'étendra à ses bases dans la région. C'est un avertissement sérieux », ont-ils écrit sur le site Sepah News.
Donald Trump a accusé l'Iran de « tout faire pour faire grimper le prix du pétrole avant les élections de mi-mandat », affirmant sur Truth Social que Téhéran « invente de fausses frappes, de fausses mines ». Un porte-parole du Commandement central américain, s'exprimant sous couvert d'anonymat auprès d'Al Jazeera, a assuré que les forces américaines avaient déminé les couloirs de navigation internationaux, que l'Iran utilisait des missiles et des drones et que le détroit restait ouvert, 95 % des navires parvenant à le franchir.
Environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole transitait par le détroit d'Ormuz avant la guerre. L'Iran revendique le contrôle du détroit et attaque régulièrement les navires qui tentent de le franchir sans son autorisation, tandis que l'armée américaine escorte un nombre croissant de bâtiments.




