Madar (International) - Le président iranien Masoud Pezeshkian a imputé samedi 24 octobre 2026 aux États-Unis l'échec de l'accord intérimaire visant à mettre fin à la guerre avec les États-Unis et Israël, tout en estimant que les deux parties devaient revenir à l'accord et le "conclure", dans des propos diffusés par la télévision d'État iranienne, rapportent Al Jazeera English et le quotidien Asharq Al-Awsat.
Ces déclarations interviennent sur fond de craintes croissantes d'une reprise prochaine des opérations militaires, après que le président américain Donald Trump a déclaré vendredi qu'il pourrait "faire un autre petit Epic Fury", en référence au nom de code de la guerre américano-israélienne contre l'Iran lancée le 28 février. L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, n'a pas exclu une frappe américaine dès ce week-end, selon Asharq Al-Awsat.
Les Gardiens de la révolution ont averti que toute frappe, même limitée, entraînerait une riposte "plusieurs fois plus forte", selon l'agence semi-officielle Fars. Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, a affirmé que l'armée américaine ne serait autorisée à entrer dans le Golfe "en aucune circonstance et à aucun moment".
La porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a déclaré que Téhéran n'attendrait pas "de permission pour se défendre", ajoutant que son pays "cherche la paix mais répondra à toute agression par de graves conséquences". De son côté, l'ambassadeur américain à l'ONU, Mike Waltz, a indiqué que Washington pourrait maintenir le blocus des ports iraniens et continuer d'accroître la pression économique sur Téhéran.
Ces échanges surviennent à quelques jours des élections législatives israéliennes prévues mardi et des élections de mi-mandat aux États-Unis, le 3 novembre.




