Madar (International) - Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que le délai au terme duquel la proposition de son pays de rouvrir partiellement le détroit d'Ormuz pourrait s'appliquer avait été ramené de sept à deux jours, après deux jours de contacts sous médiation qatarie entre Téhéran et Washington, a rapporté Al Jazeera English dimanche 1er novembre 2026.
Les discussions se sont tenues vendredi à Téhéran puis samedi au Qatar. Les autorités iraniennes estiment qu'un accord reste possible à condition que leurs exigences soient concrètement mises en œuvre. Mais Abbas Araghchi a aussi déclaré à Al Jazeera : "Nous sommes prêts à tous les scénarios. Nous avons modernisé nos armes, corrigé nos vulnérabilités et testé de nouveaux armements. Nos forces sont au plus haut niveau de préparation".
De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé samedi que les discussions se passaient "bien", tout en jugeant les autorités iraniennes peu "fiables". "Nous devons encore nous occuper, je dirais, d'un ou deux sites, mais nous pouvons le faire en 10 minutes", a-t-il dit à des journalistes dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, à propos des installations nucléaires iraniennes. Il a laissé entendre ces dernières semaines qu'une attaque pourrait intervenir après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Le responsable iranien de la sécurité Mohsen Rezaei a déclaré à la télévision d'État que le trafic dans le détroit ne reviendrait pas à la normale tant que les États-Unis n'auraient pas levé leur blocus naval, accordé des dérogations aux sanctions pétrolières, dégelé les avoirs iraniens à l'étranger, cessé les combats sur tous les fronts régionaux, y compris au Liban, et reconnu un arrangement bilatéral irano-omanais sur Ormuz. Il a indiqué ne pas avoir encore répondu à une lettre du vice-président américain JD Vance, y voyant un "changement de ton" "positif".
Dans le même temps, le bureau du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a indiqué qu'il avait réclamé, lors d'une réunion avec les hauts commandants militaires, une "dissuasion maximale" et une capacité de riposte immédiate "sans restriction géographique" à toute menace. Le chef de l'organisation de défense passive, Gholamreza Jalali, a affirmé que 14 secteurs parmi les plus dépendants de l'électricité avaient été identifiés et nécessiteraient un soutien en cas de reprise de la guerre.
Les attaques contre les navires refusant de se coordonner avec l'autorité créée par l'Iran pour contrôler le détroit se poursuivent : au moins quatre pétroliers ont été touchés vendredi et samedi. Selon l'UKMTO britannique, un navire transportant du gaz de pétrole liquéfié a été frappé samedi par trois projectiles iraniens à environ 40 milles nautiques (74 km) au sud de l'île iranienne de Lavan.




