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International

Le prix Sakharov 2026 décerné à la Cour pénale internationale

Le panneau de la Cour pénale internationale devant son siège à La Haye, photo d'archives
Le siège de la Cour pénale internationale à La Haye (archives)

Madar (International) - Le Parlement européen a décerné jeudi 22 octobre 2026 le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit 2026, à titre collectif, à la Cour pénale internationale (CPI) et à ses responsables, selon un communiqué du Parlement.

« L'Union européenne repose sur le respect du multilatéralisme et des institutions internationales. En décernant le prix Sakharov à la Cour pénale internationale et à ses responsables, le Parlement européen reconnaît le travail important de la Cour pour défendre le droit international et la justice », a déclaré la présidente du Parlement, Roberta Metsola, en annonçant le lauréat dans l'hémicycle.

Le prix met en lumière le travail de la Cour, notamment ses enquêtes, poursuites et procès ainsi que l'émission ou l'autorisation de mandats d'arrêt, précise le communiqué. Dans de précédents rapports, les eurodéputés avaient exprimé leur « profonde inquiétude » face aux menaces croissantes et aux vagues de sanctions imposées depuis 2025 à la CPI, « notamment par les États-Unis », ainsi qu'à ses procureurs, juges et personnels, y voyant de « graves attaques contre le système de justice internationale », et appelé la Commission à activer le « statut de blocage » de l'UE pour protéger le personnel de la Cour.

Régie par le Statut de Rome, la CPI, première juridiction pénale internationale permanente au monde, enquête sur les personnes accusées de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de crime d'agression et, le cas échéant, les juge. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso avaient annoncé en septembre 2025 leur retrait de la Cour.

Créé en 1988 et nommé en hommage au physicien et dissident soviétique Andreï Sakharov, le prix récompense chaque année des personnes ou des organisations pour leur action en faveur des droits humains, de la liberté d'expression, des droits des minorités, du droit international, de la démocratie et de l'État de droit. Il sera remis en décembre à Strasbourg, lors de la session plénière du Parlement.