Madar (International) - Le président américain Donald Trump a refusé de dire s'il acceptait le résultat de la présidentielle brésilienne de dimanche, mais l'a qualifiée de "honte", jeudi 29 octobre 2026 devant la presse, selon Al Jazeera English.
"J'ai trouvé que l'élection était une grande gêne pour le peuple brésilien. J'ai regardé l'élection. Je n'ai pas pris parti. Le président actuel m'a demandé de ne pas prendre parti", a déclaré Donald Trump, ajoutant : "Mais quand j'ai vu ce qui s'est passé au Brésil, c'était une honte... regardez le marché".
Ces propos interviennent au lendemain de l'arrivée à Miami de l'ex-sénateur Flavio Bolsonaro et de sa famille. Selon le New York Times, cité par la même source, l'administration Trump a aidé la famille à quitter le Brésil, et des responsables ont indiqué que Washington devrait probablement lui accorder la résidence permanente.
Flavio Bolsonaro a perdu dimanche le second tour face au président sortant Luiz Inacio Lula da Silva avec plus de quatre millions de voix d'écart. Le real brésilien a chuté de 12 % face au dollar sur le marché au comptant après le scrutin.
Peu après son arrivée, il a publié un communiqué se présentant comme "le véritable président élu du Brésil", qualifiant les accusations à son encontre de "chasse aux sorcières politique" et appelant la communauté internationale à "ne pas normaliser ce qui se passe au Brésil". Il a dit vouloir diriger l'opposition depuis les États-Unis, sans apporter de preuves. Son propre Parti libéral avait accepté lundi le résultat.
La Cour suprême brésilienne lui avait ordonné de remettre ses passeports dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds et blanchiment. Malgré un traité d'extradition vieux de plusieurs décennies, il n'est pas certain que Washington le remette au Brésil, ni que la justice brésilienne l'inculpe et le demande. Mercredi, la Cour suprême a démenti les rumeurs d'un mandat de perquisition visant son domicile.




