IRA : 271 recommandations de l’ONU pour la Mauritanie reflètent un échec à convaincre la communauté internationale des progrès en matière de droits humains

MADAR/Nouakchott le 23-06-2026

L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) a déclaré que la réception par la Mauritanie de 271 recommandations lors de l’Examen Périodique Universel de 2026 devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies représente le plus grand nombre de recommandations reçues par le pays dans ce cadre.

Le mouvement a décrit ce chiffre comme une preuve claire de l’échec des autorités à convaincre la communauté internationale qu’il y a des progrès réels en matière de droits et de libertés.

Le mouvement a déclaré dans un communiqué que ce nombre reflète – selon ses propres termes – la persistance des défis liés aux droits de l’homme au cours des dernières années, critiquant ce qu’il a qualifié de non-réalisation des promesses officielles concernant les réformes et le renforcement de l’État de droit.

Le mouvement a ajouté que les recommandations des Nations Unies ont abordé des dossiers tels que l’esclavage et ses séquelles, la discrimination contre les Haratine, les libertés publiques, les conditions des activistes et des défenseurs des droits de l’homme, ainsi que les questions de responsabilité et de traitement des migrants.

Ira a constaté que la répétition de ces recommandations, selon sa lecture, indique que la communauté internationale continue d’exiger des mesures plus efficaces pour traiter les problèmes de droits humains soulevés.

Il a considéré que ce chiffre représente un message clair indiquant que l’image que le pouvoir essaie de promouvoir à l’étranger ne correspond pas à la réalité de nombreux citoyens à l’intérieur, et que les violations et les dysfonctionnements structurels persistent malgré les discours officiels optimistes.

Le mouvement a déclaré que le chiffre enregistré lors du cycle de 2026 représente, de son point de vue, un indicateur d’un écart entre le discours officiel et la réalité des droits, en tenant les autorités responsables de ce qu’il a décrit comme une persistance des dysfonctionnements dans ce domaine.

Le mouvement a tenu le régime du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour responsable en premier lieu de ce qu’il a qualifié de recul des droits qui a poussé la Mauritanie à enregistrer ce record sans précédent devant les Nations Unies.

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