MADAR/Nouakchott le 30-11-2025
Dans le contexte de la série de coups d’État qui ont récemment secoué le continent africain, dont le dernier en date a eu lieu en Guinée-Bissau, le président rwandais Paul Kagame a présenté une lecture différente de ce phénomène lors d’une conférence de presse au siège de la présidence.
Kagame a déclaré que les coups d’État militaires ne peuvent être jugés avec la même facilité, car il en existe deux types, selon lui : les « mauvais » coups d’État, qui sont organisés à des fins personnelles et aggravent les crises, et les « bons » coups d’État, qui surviennent lorsque le gouvernement est confronté à des crises profondes qui n’ont pas été résolues, et que l’armée intervient pour remettre le pays sur la bonne voie.
Le président rwandais a ajouté qu’environ 90 % des coups d’État reflètent des problèmes existants qui n’ont pas été résolus, considérant que ce phénomène n’est pas seulement une violation de la Constitution, mais l’expression de crises politiques et sociales profondes, ce qui rend nécessaire d’en comprendre les causes avant de porter un jugement.
Avec cette déclaration, Kagame s’éloigne de la position traditionnelle de rejet des coups d’État et propose une lecture plus approfondie de leurs causes et motivations, ouvrant ainsi le débat sur la nature du pouvoir et l’efficacité de la gouvernance dans certains pays africains.






