La Conférence africaine pour la promotion de la paix tiendra à Nouakchott du 09 au 11 janvier

Madar/Nouakchott/06-01-2024

Ce mardi 09 janvier débutera les activités de la conférence africaine pour la promotion de la paix jusqu’au 11 janvier courant dans la capitale mauritanienne Nouakchott. Ce quatrième forum international, sera organisé sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani sous le thème « L’éducation ancienne en Afrique : Sciences et paix ». Et ce en concomitance avec la décision historique de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) pour inscrire le Musée mauritanien sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

A travers cette thématique, la Conférence africaine pour la promotion de la paix, en tant que plateforme de partenariat fructueux et de dialogue bénéfique, entre décideurs, chefs religieux et diverses élites sociétales, cherche à contribuer – avec ses autres partenaires des organisations régionales et internationales – à examiner les moyens par lesquels l’éducation ancienne peut retrouver tout son rôle et son efficacité dans la promotion de la paix et de l’esprit d’harmonie et renforcer l’immunité des sociétés contre les idées extrémistes. Elle vise également à prospecter les voies appropriées pour enrichir cette expérience authentique avec les dernières approches éducatives modernes.

Il faut dire que cette rencontre africaine va honorer cette démarche, qui reflète la grande attention accordée par l’état Mauritanien à la Mahadra et à ses résultats. Dans le but d’encourager et préserver le patrimoine scientifique, culturel, religieux et intellectuel de cette ancienne institution protectrice contre l’extinction et la disparition, face au torrent déferlant de la mondialisation et à la crise des idées qui menacent l’identité culturelle des pays du continent.

Noter que ce quatrième forum va traiter dans ce contexte, l’éducation ancienne, représentée par la créativité de l’expérience historique des sociétés africaines en termes d’institutions éducatives traditionnelles. Qui ont toujours été des racines de connaissances authentiques, des ponts de communication et de coexistence joyeuse, des forteresses impénétrables dans le monde contre l’excès et l’extrémisme, les appels à la division et à la différence. Mais aussi des écoles coraniques demeurées à travers les périodes des incubateurs des valeurs de paix et de fraternité et des affluents de l’identité africaine islamique authentique.

Pour rappel sera présent à cette rencontre, le président de la Gambie, Monsieur Adama Barrow, lauréat du Prix Afrique pour la promotion de la paix, décerné chaque année à un Président actif dans le domaine du dialogue, de la réconciliation et de la paix.

Dans cette même optique, la deuxième édition du Sommet des jeunes et des femmes artisans de paix en Afrique, organisé sous le thème : « L’éducation ancienne : fortification et autonomisation », débutera ses activités à cette occasion le haut patronage de la première Dame, Dr. Mariem Mohamed Fadel Dah. Ce sommet offre l’occasion d’un dialogue sérieux entre les leaders de la jeunesse et des femmes avec les décideurs et les Oulémas pour présenter leurs idées et mettre en valeur leurs points de vue sur les questions de paix et de l’avenir du continent.

Le forum international annuel de la Conférence africaine de la paix est considéré comme l’événement intellectuel et culturel le plus important du continent africain, réunissant des décideurs des présidents du continent, des représentants des gouvernements africains, des présidents des conseils de la fatwa, de grands Oulémas, prédicateurs, leaders des questions religieuses aux côtés des leaders des jeunes et des féministes les plus éminents pour proposer des approches scientifiques et intellectuelles qui profitent aux peuples et qui demeurent sur la terre.

Fatimata DEH

 

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