MADAR/Nouakchott le 17-03-2026
La Guinée, le Libéria et la Sierra Leone se sont engagés, après un sommet trilatéral tenu hier lundi dans la capitale Conakry, à résoudre leurs différends frontaliers par le dialogue et les mécanismes diplomatiques, suite au déploiement de troupes guinéennes à la frontière avec le Libéria, une mesure qui a suscité des inquiétudes régionales.
La conférence, qui s’est tenue dans la capitale guinéenne Conakry, a été dirigée par le président guinéen Mamadi Doumbouya, avec la participation du président libérien Joseph Boakai et du président sierra-léonais Julius Maada Bio, tandis que la Côte d’Ivoire a assisté en tant qu’État observateur.
Les dirigeants ont annoncé la formation de comités techniques conjoints pour délimiter et gérer les frontières, ainsi que leur engagement à maintenir la paix et la stabilité dans la région de la rivière Mano et à éviter toute escalade.
La réunion est intervenue après de nouveaux affrontements entre les armées guinéenne et sierra-léonaise à la frontière, au cours desquels les deux parties se sont accusées mutuellement d’avoir fait traverser leurs troupes sur le territoire de l’autre, tandis qu’un tir d’avertissement a été enregistré près de la frontière avec le Libéria le 11 mars, lié à un différend sur un site minier près de la rivière Makona.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé son inquiétude face à l’escalade, annonçant l’envoi d’une mission d’évaluation technique pour inciter les trois parties à privilégier les solutions diplomatiques et à maintenir la stabilité dans la région.






