Le bureau du parlement approuve une recommandation pour former une commission d’enquête sur des dossiers liés à la corruption

MADAR/Nouakchott le 17-07-2026

Les médias ont rapporté que le bureau du parlement mauritanien a approuvé aujourd’hui, jeudi, une recommandation pour la formation d’une commission d’enquête parlementaire, que des groupes parlementaires d’opposition avaient présentée le 28 janvier dernier, afin qu’elle soit soumise au parlement pour compléter les procédures de son adoption.

Des groupes parlementaires d’opposition avaient déposé la recommandation trois jours avant la clôture de la dernière session parlementaire ordinaire, justifiant leur demande par ce qu’ils ont décrit comme une augmentation de la corruption financière et administrative, une diminution de la transparence dans la gestion des ressources publiques, et les conséquences de cela sur l’affaiblissement de la confiance dans les institutions de l’État, appelant à l’ouverture d’une enquête pour révéler les faits au public et renforcer la responsabilité.

La recommandation a été signée par le groupe parlementaire du Parti « Tawassoul », le groupe parlementaire de « Espoir pour la Mauritanie », ainsi que par les députés Abdessalam Ould Horma et Mohamed BouyA Ould Cheikh Mohamed Fadel.

Les groupes parlementaires ont demandé que les enquêtes portent sur huit dossiers, à savoir : les programmes sociaux « TaazOUr », le Commissariat à la sécurité alimentaire, les contrats de carburant, les revenus du gaz offshore, le secteur de l’eau, les contrats de travaux publics, le secteur des mines, ainsi que la vérification des diplômes des fonctionnaires publics et contractuels nommés à des postes administratifs supérieurs et intermédiaires.

Les partis d’opposition ont déclaré que ces dossiers représentent les principaux domaines de gaspillage et de mauvaise gestion au cours des dernières années, en soulignant que l’enquête devrait inclure une révision des méthodes d’accès aux programmes sociaux, de la gestion des stocks alimentaires, des mécanismes de passation des marchés pétroliers, de l’ampleur des bénéfices tirés des revenus du gaz, des modalités de dépense des financements du secteur de l’eau, des mécanismes d’attribution et d’exécution des contrats routiers, des procédures de gestion du secteur minier, ainsi que la vérification de l’authenticité des diplômes des responsables et des employés.

Les groupes parlementaires ont affirmé que la lutte contre la corruption, la préservation des fonds publics et l’établissement du principe d’égalité des chances représentent des exigences essentielles pour renforcer la confiance dans les institutions de l’État et améliorer la gouvernance administrative et économique.

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