Le ministre algérien des Affaires étrangères : l’Afrique a droit à une réparation pour les crimes coloniaux

MADAR/Nouakchott le 30-11-2025

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a affirmé dimanche que le continent africain « a pleinement droit à réparation pour les crimes commis contre ses peuples pendant la période coloniale », soulignant que la reconnaissance de ces crimes est une étape essentielle pour réparer les injustices historiques.

Cette déclaration a été faite lors de la conférence internationale sur la criminalisation du colonialisme en Afrique, qui s’est tenue dans la capitale algérienne. Le ministre a souligné que l’Afrique « a payé et continue de payer un prix élevé » en raison des effets de la marginalisation et du retard causés par le colonialisme, estimant que la mémoire du continent reste marquée par les crimes de l’esclavage, des déplacements forcés, la discrimination raciale et le génocide dont ont été témoins des pays comme le Congo, la Namibie, l’Algérie et l’Afrique du Sud.

M. Ataf a expliqué que le continent a le droit d’exiger la reconnaissance officielle de ces crimes, la criminalisation légale et internationale du colonialisme, l’obtention d’une indemnisation équitable et la restitution des biens spoliés, soulignant que ce droit est inscrit dans les lois et les coutumes internationales.

Le ministre a évoqué l’expérience algérienne, qualifiant le colonialisme français (1830-1962) de « colonisation violente » visant à remplacer un peuple par un autre et à effacer une nation entière, évoquant les campagnes de déportation qui ont touché entre deux et trois millions d’Algériens, ainsi que les pillages, les spoliations et les confiscations de terres, qu’il a qualifiés de « plus longs et les plus violents de l’histoire moderne ».

 

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