MADAR/Nouakchott le 21-02-2026
Le journal français « Le Monde » a déclaré que l’Algérie cherche à restaurer son influence qui a diminué dans la région du Sahel, en normalisant ses relations avec les pays de l’Alliance du Sahel, en tête desquels le Niger.
Le journal a considéré dans un rapport publié sous le titre : « L’Algérie cherche à retrouver son influence perdue dans la région du Sahel », que la visite du président du conseil militaire du Niger, Abdourahamane Tiani, en Algérie les 15 et 16 février courant, a constitué un événement diplomatique marquant, étant donné qu’il s’agit de sa première visite en dehors des frontières de l’alliance des pays du Sahel, qui comprend le Niger, le Mali et le Burkina Faso, depuis qu’il a pris le pouvoir en juillet 2023 par un coup d’État militaire.
Le Monde a confirmé que l’accueil officiel réservé au président algérien Abdelmadjid Tebboune par son homologue nigérien, Mohamed Bazoum, est un indicateur de la volonté de l’Algérie de mettre fin à la période de froid qui a marqué ses relations avec Niamey au cours des deux dernières années. Le journal a souligné que la déclaration conjointe entre les deux pays mettait l’accent sur la « fraternité » qui unit les deux peuples, et affirmait la détermination à « surmonter les difficultés conjoncturelles » et à « réactiver le partenariat », mettant ainsi fin à une période « inhabituelle » marquée par un certain froid.
Le journal français a également considéré que cette visite pourrait représenter un tournant pour l’Algérie, dont l’influence a diminué dans la région du Sahel après une série de coups d’État militaires entre 2020 et 2023, qui ont porté au pouvoir des régimes souverainistes au Mali, au Niger et au Burkina Faso.
Comme l’a rapporté le journal, les relations entre l’Algérie et le Niger ont connu des tensions aiguës, notamment en avril 2025, lorsque Niamey a rejoint le Mali et le Burkina Faso en retirant ses ambassadeurs d’Algérie en signe de protestation contre la destruction par l’armée algérienne d’un drone malien près de la frontière.
Le Niger a protesté en avril 2024 contre ce qu’il a décrit comme le « caractère violent » des opérations de renvoi de migrants nigériens d’Algérie.






