Le « Pacte Républicain » est une alliance communautariste Dixit Ould Beye

Invité vendredi soir dans l’émission « Dialogue Politique » diffusée en direct sur Facebook sur la plateforme du site web MADAR Samory Ould Beye, Président du mouvement El Hor et Secrétaire Général  de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) a estimé qu’en Mauritanie, il est urgent aujourd’hui d’organiser un dialogue politique qui selon lui prime sur l’élection présidentielle.

Il a ajouté que « les élections c’est un pur trucage. Ce sont les mêmes personnes qui vont revenir. Aujourd’hui la Mauritanie n’est pas dirigée. Les richesses du pays sont dilapidées. On ne protège plus rien, ni la dignité du citoyen ni la souveraineté du pays. Ceux qui sont aux commandes ont échoué dans la gestion des affaires publiques et leur maintien va conduire le pays vers le chaos, avertit Ould Beye.

Pour lui l’opposition classique n’existe plus. Elle a rallié le pouvoir dans le cadre d’une alliance et d’une vision communautaire.

« Pour ceux qui étaient hier encore opposant, rien n’a changé et les motifs de s’opposer sont toujours là. Le système vise à diviser les mauritaniens et cela doit nous interpeller tous. » Pour lui rallier le pouvoir c’est cautionner l’exclusion d’une frange de la population. Et « c’est une mauvaise démarche. Ceux qui ont passé une longue période de leur vie à s’opposer au pouvoir, ont trahi en se ralliant. Ils ont trahi une cause et les principes de droit. Et cela ne colle pas aux personnes qui ont pris cette initiative. »

Et pour Samory l’alliance de UFP/RFD/INSAF dans le cadre du Pacte Républicain est une alliance purement communautaire.

« Ceux qui y ont pris part le font à contre cœur. Ce sont dit-il des gens manipulés. »

S’agissant du cas de l’UFP, Ould Beye a estimé que « les positions de ce parti n’ont jamais inspiré confiance aux Haratines.  Dans les années 70 les haratines étaient nombreux dans le mouvement Kadihines puisqu’il y avait des slogans attrayants. Mais après la nationalisation de la MIFERMA et après la création de la monnaie, le mouvement Kadihines a déclaré haut et fort que ses revendications ont été entièrement satisfaites. Et certains ont rejoint le parti au pouvoir. A l’époque, la question haratine, l’esclavage n’était pas une question primordiale dans leur projet.

Et il y a une question que je ne peux pas m’empêcher de souligner ici. En 1991, les élections présidentielles de 1991 l’ensemble des composantes des Kadihines avaient refusé que l’Union des Forces Démocratiques (UFD) que Messaoud Ould Boulkheir soit le candidat de ce parti. Et ce en disant que eux ils ne peuvent pas prendre la responsabilité de présenter un hartani candidat pour les mauritaniens.

A l’époque les haratines constituaient la base fondamentale de ce parti.

Ça c’est de l’histoire. Je l’évoque car c’est quelque chose de très important dans le processus politique de certains groupes.

Nous voulons que les mauritaniens œuvrent pour la création d’un Etat où tous les citoyens se reconnaissent et où leurs droits seront garantis. » a-t-il conclu.

Bakari Gueye

 

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