Le parquet annonce le début des procédures d’enquête dans l’affaire de deux députés au parlement.

MADAR/Nouakchott le 11-04-2026

Le parquet près le tribunal de grande instance de Nouakchott Ouest en Mauritanie a annoncé, ce vendredi, l’ouverture d’une enquête et de poursuites à l’encontre de deux députés du parlement, suite à des propos diffusés en direct sur les réseaux sociaux, considérés comme des actes criminels au regard de la loi.

Un communiqué du parquet a confirmé que les faits ont été diffusés en direct public, ce qui constitue une flagrante infraction au sens de la loi, entraînant des conséquences directes permettant de prendre des mesures immédiates. Il a considéré que la flagrante infraction constitue une exception explicite au principe de l’immunité parlementaire, conformément aux dispositions de l’article 50 de la constitution et de l’article 85 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale mauritanienne.

Le communiqué a ajouté que le parquet a décidé, en conséquence, de commencer les procédures d’enquête et de poursuite à l’encontre des personnes concernées, en affirmant que l’application de la loi reste un principe qui ne peut être ni diminué ni exempté en dehors de ce que le texte prévoit explicitement, et que tout acte entrant dans le champ de la criminalité sera poursuivi et fera l’objet des procédures légales nécessaires, quelle que soit la qualité de son auteur ou les circonstances qui l’entourent.

Le parquet a souligné son engagement ferme à exercer ses fonctions avec détermination et continuité, garantissant ainsi la souveraineté de la loi, protégeant la société, et préservant l’intégrité des institutions ainsi que les droits et la dignité des individus.

La police a arrêté ce soir le député du parti « Sawab », Ghamou Achour, quelques heures après avoir arrêté sa collègue, la députée Mariam Cheikh, suite à des déclarations qualifiées d’illégales.

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