MADAR/Nouakchott le 07-01-2026
La Commission de communication du parti RAG a publié un communiqué dans lequel il a commenté les déclarations faites par la délégation des pôles d’opposition après sa rencontre avec le président de la République, considérant que ce qui a été proposé concernant le dialogue imminent était marqué par « l’opacité et le manque de clarté », et ne contenait ni garanties ni critères explicites dessinant un chemin clair pour le dialogue ou ses mécanismes.
La commission a expliqué que les réponses du président de la République, telles qu’elles ont été rapportées par les médias, sont restées dans le cadre de généralités concernant le dépassement des intérêts partisans et des appartenances étroites, sans fournir d’engagements clairs proportionnels à « l’ampleur de l’événement et au statut de l’autorité convoquant le dialogue ».
Le communiqué a indiqué que la référence aux articles constitutionnels protégés relatifs au mandat aurait dû être accueillie par une réponse claire et explicite, avertissant que toute atteinte à ceux-ci pourrait nuire aux règles de la démocratie et compromettre les acquis constitutionnels.
Le comité a critiqué l’inclusion des questions de gestion et des conditions de vie dans l’agenda du dialogue, considérant qu’elles ne relèvent pas des grandes questions nécessitant un dialogue politique entre un régime au pouvoir et l’opposition, et ne reflètent pas les priorités d’une opposition cherchant le changement.
Le communiqué a également exprimé des craintes quant à l’organisation d’un dialogue ouvert sans limite de temps, considérant que cela pourrait conduire à « gagner du temps » et à plonger les parties dans une discussion désordonnée sans garanties claires ou délais définis.
La commission a confirmé qu’elle attendait du groupe d’opposition qu’il se concentre sur les questions de démocratie et de libertés publiques, ainsi que sur ce qu’elle a décrit comme une restriction de la liberté d’expression, l’interdiction de manifester et l’imposition de lois entravant la transition pacifique du pouvoir, en plus de demander des garanties concernant les documents civils et l’inscription sur les listes électorales à l’intérieur et à l’extérieur du pays, la réforme de la découpe électorale, et l’adoption de mécanismes consensuels et indépendants pour la gestion et la surveillance des élections.
Le communiqué a abordé la nécessité de garantir le droit de former des partis politiques, de réguler le financement des campagnes électorales, de protéger les fonds publics, d’éloigner les appareils de l’État de l’influence sur le processus démocratique, de renforcer l’indépendance des institutions constitutionnelles et judiciaires, et de consolider la liberté de la presse, tout en révisant les lois contraires à la constitution.
Le communiqué a également critiqué ce qui a été dit concernant la libération du prisonnier Mohamed Ould Ghadda, considérant cela comme une ingérence dans le travail de la justice, en soulignant ce qu’il a qualifié de double standard dans le traitement des prisonniers d’opinion.
Et la Commission médiatique du parti « RAG » a conclu sa déclaration en affirmant que les dialogues nationaux devraient se concentrer sur les grandes questions, et être accompagnés de garanties et de mécanismes d’exécution clairs, sinon ils se transformeraient – selon ses termes – en « simple divertissement et distraction ».






