Les sirènes du 3ème mandat reprennent de plus belle

MADAR/Nouakchott le 02-08-2026

A l’occasion de la commémoration du 2ème anniversaire du  second et dernier mandat du président de la République, Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le parti INSAV, parti au pouvoir a organisé des manifestations politiques et populaires dans toutes les wilayas du pays.

Dans les discours prononcés çà et là par les pontes du parti, la question du 3ème mandat est revenue en force et des élus et autres membres influents du parti ont appelé ouvertement le président Ghazouani à violer la constitution et à se présenter pour un 3ème mandat.

En franchissant cette ligne rouge, ces laudateurs mus par des intérêts égoïstes en porte-à-faux avec l’intérêt national ont poussé le zèle si loin qu’ils ont été plus royalistes que le roi.

En effet, il y a seulement quelques jours, à l’occasion de sa conférence de presse, le président Ghazouani avait tranché la question de manière très politique certes mais suffisamment claire, pour ne laisser la place à aucune équivoque.

Il respectera le choix du peuple et le texte de la constitution. On ne peut être plus clair. Il n’y a donc pas lieu d’être plus royaliste que le roi.

Ces appels à violer la constitution ne sont en fait que de la poudre aux yeux et leurs auteurs dont des élus issus du scrutin contesté de mai 2023, n’ont aucune légalité et encore moins d’assise populaire qui pourraient fonder la légitimité de leur demande.

Au moment où la scène politique est profondément divisée en perspective d’un dialogue politique en panne, miné par les divergences de tout ordre avec notamment cette question des mandats qui constitue la principale pomme de discorde, ces adeptes de la politique politicienne ont mieux à faire.

Le président Ghazouani a lui-même déclaré publiquement qu’il s’agit de perturbateurs, déclarant au passage que son principal objectif c’est de mettre en œuvre le programme pour lequel le peuple mauritanien l’a élu.

Et quand on sait que déjà au cours de son premier mandat son bilan était fort mitigé, il y va de son intérêt d’accélérer la cadence pour mieux faire au cours de ce second mandat qui file à toute vitesse.

Par ailleurs, l’histoire nous a montré que les mauritaniens rechignent à accompagner un troisième mandat pour le président. Et le dernier exemple en date, celui de l’ex président Aziz est encore dans toutes les mémoires.

Malgré la campagne grandeur nature organisé à tous les niveaux, la velléité de griller la politesse au verrou constitutionnel a été lamentablement voué à l’échec. Et il n’y a pas de doute que le cas Aziz fera jurisprudence.

Donc que ceux qui s’agitent avec l’intention de mener le pays vers l’inconnu rongent leurs freins.

Bakari Gueye

 

 

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